Alors que Donald Trump répète son intérêt pour le Groenland, les responsables groenlandais s'affirment plus que jamais. Les dirigeants des cinq partis représentés au Parlement ont unanimement déclaré : "Nous ne voulons pas être Américains, ni Danois. Nous voulons être Groenlandais." Cette déclaration commune, émise le 9 janvier, souligne un rejet clair de toute ingérence extérieure, notamment celle des États-Unis.
Le président américain a récemment évoqué la nécessité de contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité, citant la menace potentielle de l'influence russe et chinoise dans l'Arctique. "On ne peut pas se permettre que la Russie ou la Chine occupent cet espace stratégique," a-t-il affirmé, évoquant des “mesures” à prendre.
Cependant, cette annonce a été accueillie avec scepticisme et frustration par les Groenlandais. Des experts et des militants locaux mettent en avant la richesse des ressources naturelles de l'île, mais rappellent que l'autodétermination des habitants prime sur les intérêts stratégiques étrangers. Dans un article récent, France Info a souligné que de nombreux Groenlandais se demandent comment leurs vies pourraient être affectées par de telles ambitions américaines.
Les Groenlandais, souvent tiraillés entre les États-Unis et le Danemark, voient se dessiner un avenir où ils souhaitent davantage de contrôle sur leurs affaires. Paul-Émile Nielsen, un chercheur en politique arctique, note que "l'identité groenlandaise est en pleine émergence, et toute pression extérieure ne fera qu'affermir ce désir d'autonomie." Les événements récents rappellent l'importance de respecter la volonté des peuples locaux dans les discussions géopolitiques, en particulier dans une région aussi sensible et stratégique que l'Arctique.







