Le mouvement de protestation des agriculteurs reste fort, malgré la récente signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les nations du Mercosur. Depuis le jeudi 8 janvier, les autoroutes A2 et A27, en direction de la Belgique, sont toujours fermées. Les agriculteurs, soutenus par les syndicats tels que la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, expriment leur déscontentement face à cet accord qu'ils jugent injuste pour leur secteur.
Le blocage des routes, qui dure maintenant plusieurs jours, attire l'attention des automobilistes, beaucoup exprimant leur solidarité par des klaxons. Christian Duquesne, agriculteur et administrateur de la FDSEA du Nord, a déclaré : "Malgré la fatigue, on est tellement motivés à tenir et on passe outre la fatigue !". Cela témoigne de la détermination des agriculteurs à continuer la lutte, malgré les conditions difficiles.
Ils ont prévu de se réunir afin de décider de la suite à donner à leur action. La mobilisation pourrait se prolonger bien au-delà du weekend. Pour eux, il s'agit d'alerter l'opinion publique et les décideurs sur les dangers d'une concurrence déloyale due à des importations massives de produits agricoles en provenance d'Amérique du Sud.
De nombreux experts du secteur, comme Paul Durand, économiste en agroalimentaire, soulignent les conséquences néfastes de cet accord pour les agriculteurs européens : "Cet accord pourrait provoquer un effondrement des prix, rendant la production locale non compétitive". Les agriculteurs savent que l'impact de cette mobilisation pourrait avoir des répercussions bien au-delà des routes barrées, touchant directement les consommateurs et l'avenir de l'agriculture en France.







