Au moins 45 personnes, dont huit enfants, ont perdu la vie lors des manifestations qui secouent l'Iran depuis fin décembre, selon un rapport de l'ONG Iran Human Rights. Les violences ont culminé le 7 janvier, avec la mort de 13 manifestants, suscitant l'indignation à l'échelle nationale et internationale.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a appelé à « la plus grande retenue » et a affirmé que toute forme de violence devait être évitée. Cette déclaration intervient alors que les forces de l'ordre sont accusées d'utiliser des balles réelles et de procéder à des arrestations massives dans plusieurs villes. Plus de 2000 personnes seraient actuellement détenues en rapport avec ces événements, ce qui souligne la répression croissante de toute forme de contestation, explique France 24.
Les manifestations ont débuté dans un marché de téléphones portables et se sont rapidement répandues dans d'autres régions, comme le Grand bazar de Téhéran, un lieu symbolique d'opposition économique. Les commerçants, en écho à la crise inflationniste, ont fermé leurs boutiques pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de vie. Un mouvement populaire exprimant un profond mécontentement face à la gestion économique du gouvernement.
Les experts s'accordent à dire que ces troubles sont le reflet d'un mécontentement général qui grandit au sein de la population. Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur d'Iran Human Rights, souligne que l'utilisation de la force contre les manifestants constitue une violation du droit international, exigeant une réaction ferme de la communauté internationale. Les Nations Unies doivent intervenir pour prévenir de futurs massacres, avertit-il.
Sur le terrain, les manifestations ne semblent pas vouloir s’essouffler, et la population continue de défier le régime dans un climat de tension croissante. Les événements récents montrent clairement que la colère des Iraniens face à l'inflation galopante et à la répression n'est pas près de s'apaiser.







