Dimanche soir, le centre de Pointe-à-Pitre, habituellement vibrant lors du carnaval, a été le théâtre d'un drame tragique. Un homme a été abattu d'une balle dans la tête alors que le premier défilé du Carnaval de Guadeloupe battait son plein. Selon des déclarations de la procureure adjointe Alexandra Onfray, l'individu était apparemment inconnu des services de police.
L'incident s'est produit près de l'artère principale de la ville, où des milliers de carnavaliers costumés se rassemblent chaque dimanche. D'après des témoignages, la foule était encore conséquente vers 22h30, avant que les festivités ne soient brusquement interrompues. Onfray a précisé que les circonstances entourant ce meurtre demeuraient à élucider.
Le carnaval, qui se déroule de l'Épiphanie jusqu'au Carême, est traditionnellement une période de joie et de rassemblement où familles et amis se retrouvent pour célébrer. Cependant, cet événement festif a été assombri par cet acte de violence, faisant écho à des incidents similaires. L'année précédente, un jeune mineur avait perdu la vie lors d'un défilé, un incident qui avait également suscité des inquiétudes croissantes quant à la sécurité durant ces célébrations.
La question de la sécurité est d’autant plus pressante en Guadeloupe, qui se distingue par un taux de criminalité élevé. La préoccupation s’aggrave alors que les autorités avaient intensifié, cette année, les mesures de sécurité pour dissuader de tels actes. Selon des données récentes, le taux d'homicides en Guadeloupe est d'environ 7,5 pour 100 000 habitants, un chiffre alarmant comparé à la moyenne nationale de 1,2.
Cette situation interpelle des experts en sécurité publique. Jean-Claude Théodore, sociologue à l'Université des Antilles, a déclaré : « La fête ne devrait pas être synonyme de peur. Les autorités doivent impérativement renforcer la présence policière, non seulement durant le carnaval mais sur toute l’année. » Des voix s'élèvent également dans les médias locaux, appelant à une prise de conscience collective pour lutter contre cette spirale de violence.
Alors que de nombreuses personnes espéraient profiter d'un moment de convivialité, ce tragique événement rappelle une réalité douloureuse : derrière les masques et les costumes, la violence perdure dans l'ombre des festivités. Les habitants de l'archipel ne peuvent que souhaiter un retour à la paix et à la sérénité.







