À l’approche des élections de 2026, la question des transports à Nantes s’impose comme une priorité, surtout pour les habitants du sud-ouest de l’agglomération, souvent considérés comme les "parents pauvres". À Saint-Jean-de-Boiseau, par exemple, les automobilistes souffrent de trajets chronométrés par des embouteillages incessants. Les trajets, estimés à 20 kilomètres de Nantes, peuvent atteindre jusqu’à une heure aux heures de pointe, rendant la voiture parfois moins pratique que les transports en commun.
Pour Gwendoline, une jeune salariée, le bus reste un moyen fiable bien que lent. Elle utilise la ligne 78, qui la conduit jusqu'à Bouguenais, d'où elle change pour le tram et un chronobus. "C’est long, mais je m’y fais car je n’ai pas d’autre choix", confie-t-elle. Bien que des améliorations aient été apportées, comme la ligne express E8 créée en 2010, le système de transport en commun demeure perfectible.
Les automobilistes, eux, se montrent de moins en moins tolérants face à la dégradation des conditions de circulation, accentuée par des travaux sur la route de Pornic. Ces désagréments ont conduit plusieurs usagers à envisager sérieusement le transport en commun, considérant le temps d’arrêt dans les bouchons. Il est frustrant de voir qu’un trajet qui prenait vingt minutes peut maintenant en demander jusqu’à une heure. Les autorités doivent agir pour fluidifier le trafic ou développer davantage l’offre de transports en commun
, plaide un habitant de Bouguenais.
Face à cette situation, plusieurs experts en urbanisme s'accordent à dire que Nantes doit repenser ses infrastructures pour répondre à cette demande croissante, particulièrement dans le sud-ouest. Comme le souligne un rapport de France Info, des projets sont déjà en discussion pour améliorer le réseau cyclable et renforcer la connexion entre les différents modes de transport. Les prochaines élections pourraient être l'occasion de définir des priorités claires dans le domaine de la mobilité pour les années à venir.







