Dans une déclaration récemment diffusée sur France Inter, Bruno Retailleau, le président des Républicains, a exprimé son soutien à l'intervention de Donald Trump au Venezuela, la qualifiant de justifiée au nom de la légitime défense. Retailleau a accusé Nicolas Maduro d'être un complice des narcotrafiquants ainsi que des groupes islamistes tels que le Hezbollah et le Hamas.
« Le droit international ne reconnaît que deux cas d'intervention légale par la force : soit une autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, soit en vertu de l'article 51 concernant la légitime défense», a-t-il précisé. En se basant sur ces arguments, il a soutenu que les États-Unis avaient pleinement le droit d'agir contre Maduro, qu'il considère comme un individu « non reconnu » par la communauté internationale.
Lors d'une opération militaire, Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été extraits du pays pour faire face à des accusations sérieuses de narcoterrorisme et d'importation de drogues. Retailleau a donc argué : « Pour moi, l'alliance de Maduro avec des narcotrafiquants et des organisations islamistes est une raison suffisante pour justifier cette intervention. »
Cependant, l'ancien ministre a aussi souligné la nécessité de respecter la souveraineté du peuple vénézuélien. « Le futur des Vénézuéliens doit reposer sur leurs propres ressources, comme le pétrole et les minerais, plutôt que sur des intérêts étrangers », a-t-il ajouté.
Retailleau a aussi effectué une comparaison avec le Groenland, un territoire semi-autonome qu’Amérique envisage d’annexer. Il a indiqué : « Le Danemark représente une démocratie légitime, et les institutions danoises doivent être respectées, ce qui rendrait inacceptable toute intervention à ce niveau. » Cette prise de position a suscité des réactions variées dans le paysage politique français, où certains experts appellent à un débat plus approfondi sur le rôle des puissances étrangères en Amérique latine.
La situation au Venezuela reste complexe, avec des répercussions qui s'étendent bien au-delà de ses frontières. La question de l'intervention étrangère soulève des discussions cruciales sur la souveraineté nationale et le respect des droits des peuples.







