Des membres du syndicat Coordination rurale ont envahi Paris avec une centaine de tracteurs pour faire entendre leurs réclames. Ce jeudi 8 janvier, les agriculteurs se sont rassemblés aux pieds de la Tour Eiffel et de l'Arc de Triomphe pour exprimer leur mécontentement grandissant. « C'est déjà un exploit d'avoir pu entrer avec nos convois », a déclaré Bertrand Venteau, président du syndicat, illustrant ainsi la détermination des manifestants.
Leurs déclarations sont d'autant plus fermes face à des préoccupations majeures, telles que la gestion de la dermatose bovine et l'accord controversé avec les pays du Mercosur. Lors de cette action, les tracteurs ont été garés en pleine capitale, avec des slogans exprimant le désespoir des agriculteurs : « France ! Veux-tu encore de tes paysans ? »
Les agriculteurs, arrivés à partir de 3 h30, ont essuyé peu de contrôles en route et ont finalement pris d'assaut des zones généralement interdites aux manifestations. Sous l'Arc de Triomphe, ils ont été rapidement encerclés par un important dispositif policier, mais ce dernier n'a pas su empêcher la mobilisation. Ludovic Ducloux, coprésident de la CR 33, a souligné que les tracteurs sont parvenus à faire entendre leurs revendications malgré la présence policière, prenant plusieurs portes de la ville par surprise.
Un appel à rassembler devant l'Assemblée nationale a été lancé pour 10 h, et les agriculteurs espèrent rencontrer les représentants de l'État pour discuter de leurs doléances sur des sujets cruciaux pour leur secteur. Les tensions montent alors que de nombreux agriculteurs expriment leur frustration face à la situation actuelle.
Hier, à Toulouse, une autre mobilisation avait eu lieu, marquée par des heurts et des interpellations. Selon les experts, cette montée des tensions reflète une profonde crise dans le secteur agricole, exacerbée par des décisions politiques jugées incohérentes et peu favorables aux agriculteurs.
Les acteurs du monde agricole resteront vigilants et mobilisés tant que des réformes concrètes et significatives ne seront pas apportées pour soutenir économiquement les exploitants. Un sentiment de solidarité semble en train de se renforcer alors que les agriculteurs s’organisent pour défendre leur avenir, comme le rapportent plusieurs médias tels que Le Monde et France Info.







