Un drone d'attaque russe de type Shahed récemment abattu dans l'oblast de Tchernihiv transportait une charge intrigante : un missile issu d'un système de défense aérienne portable (MANPADS). Ces dispositifs, habituellement maniés par des soldats au sol pour cibler des aéronefs à basse altitude, tels que des hélicoptères ou des chasseurs, ont été intégrés à la plateforme aérienne russe d'une manière inattendue. L'utilisation de scotch pour fixer le missile suscite des interrogations sur la véritable intention derrière cette innovation, jugée comme un test préliminaire avant une mise en œuvre plus sophistiquée.
Cette avancée a été rapportée par plusieurs médias ukrainiens le 5 janvier. Vladyslav Vlasiuk, commissaire aux sanctions présidentielles, a commenté sur les réseaux sociaux que cet événement illustre la manière dont la Russie développe ses concepts de drone en tant que plateforme tactique. Bien que l'efficacité opérationnelle de cette approche demeure à valider, son développement est perçu comme alarmant.
L’intégration de missiles anti-aériens sur les drones kamikazes de Moscou semble répondre directement aux méthodes de défense déployées par l'Ukraine. Les forces ukrainiennes, armées d'hélicoptères équipés de mitrailleuses lourdes, ont abattu plus de 3 200 drones en un an, selon le commandant en chef Oleksandr Syrskyi. Cette information provient de l'agence de presse Ukrinform, spécialisée dans les actualités d'Ukraine.
En réponse, l'ajout de MANPADS sur les drones Shahed transformera son rôle, passant d'un drone suicide à une plateforme de combat capable d'autodéfense. Toutefois, à ce jour, il n'existe aucune confirmation d'hélicoptères ukrainiens abattus par ce biais, et les experts demeurent prudents quant à l'évaluation de la précision d'un missile à guidage thermique lancé depuis un drone de cette taille.
Le secteur de Tchernihiv demeure sous haute surveillance après cette découverte. Les autorités ukrainiennes analysent actuellement les débris pour évaluer les modifications apportées aux drones. Cette évolution dans la guerre aérienne exige une adaptation des équipages de défense aérienne, qui doivent désormais redoubler de vigilance afin de suivre ces nouvelles menaces menaçantes, comme l'indiquent les analyses du cabinet de recherche France 24.







