Le rond-point de la Hurée, qui a été le théâtre d'intenses mobilisations agricoles, est désormais désert. Après 26 nuits consécutives de rassemblements, les agriculteurs de la Coordination rurale ont décidé de relâcher la pression et de se diriger vers Toulouse, où une mobilisation régionale se profile.
Au cours de ces dernières semaines, ce lieu symbolique a servi de point de ralliement pour les agriculteurs du Gers, mais également de lieu de rencontre avec des citoyens solidaires. Les barbecues, les installations temporaires et les manifestations ont laissé place à un silence inattendu. Les bottes de paille, qui ont contribué à former un barricade improvisée, ont été soit banchées, soit retirées, indiquant un retour à la normale.
Comme l'a déclaré Lionel Candelon, président de la chambre d'agriculture, « nous avons su mobiliser les forces des agriculteurs face à des enjeux cruciaux. » Cependant, à ce moment, le nettoyage du site reste en attente, le Conseil départemental du Gers visant à ne pas agir prématurément alors que les agriculteurs pourraient revenir. L'État doit donner des directives concernant l'avenir de la mobilisation.
En revanche, de notables restrictions de circulation persistent dans la région. La RD 1124, l'une des principales voies qui relie Auch à Toulouse, demeure fermée, exacerbant les difficultés pour les usagers. Des déviations ont été mises en place, obligeant les automobilistes à reconsidérer leur itinéraire habituel.
Les analyses d'experts soulignent que les mobilisations agricoles ne seront pas un problème éphémère, mais plutôt un signe précurseur de tensions persistantes dans un secteur agricole en lutte pour sa survie. Comme le souligne le quotidien *Le Figaro*, « les agriculteurs doivent s'unir face à des conditions de travail de plus en plus précaire. » Ainsi, le retour au calme au rond-point de la Hurée est peut-être un répit temporaire avant une nouvelle vague de revendications.







