L’armée libanaise a annoncé, ce jeudi 8 janvier, que le processus de désarmement des groupes armés dans le sud du pays était désormais complet, incluant le mouvement chiite Hezbollah. Toutefois, cette déclaration suscite un vif débat, notamment de la part d’Israël, qui conteste fermement ces affirmations.
Selon un communiqué émis par l’armée libanaise, « le contrôle total de la sécurité dans le sud est désormais entre les mains de l’armée libanaise ». Ce développement intervient dans un contexte de mise en œuvre d’un cessez-le-feu signé entre les autorités israéliennes et le Hezbollah en novembre dernier. L’objectif du plan, conçu en septembre, était le démantèlement des structures militaires situées dans la zone comprise entre la frontière israélienne et le fleuve Litani.
Réactions israéliennes : un scepticisme justifié ?
Les autorités israéliennes expriment des doutes sur l’authenticité des déclarations libanaises. Des sources au sein des services de sécurité israéliens font état du maintien des infrastructures militaires du Hezbollah, affirmant que le groupe continue de renforcer ses capacités, notamment avec le soutien de l’Iran. En particulier, Tsahal a intensifié ses opérations contre des membres supposés du Hezbollah au sud du Liban, dans le but d’empêcher toute reconstitution de forces armées dans cette zone sensible.
En parallèle, des experts comme le politologue libanais Sami Gemayel indiquent que ces déclarations visent à exercer une pression politique en vue d’un retrait israélien des territoires sud-libanais. Selon lui, l’armée libanaise pourrait vouloir créer l’illusion d’une situation sécurisée afin de favoriser ce retrait.
Netanyahu appelle à la vigilance
Dans une déclaration récente, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a adopté un ton nuancé. Tout en reconnaissant « un début encourageant » des efforts de désarmement, il souligne que « les initiatives du gouvernement libanais sont loin d’être suffisantes ». Il rappelle que l'accord de cessez-le-feu stipule clairement que le Hezbollah doit être totalement désarmé pour garantir la sécurité d’Israël et l’avenir de la région.
Cette situation complexe soulève des questions cruciales sur la stabilité du Liban et la sécurité en Israël, avec des implications potentielles pour l’ensemble du Moyen-Orient. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, soucieuse de trouver une solution durable à un conflit qui semble loin d’être résolu.







