La quasi-totalité des loyers des logements étudiants dépasse le plafonnement prévu dans certaines villes, révèle Que Choisir Ensemble dans une étude publiée mardi 7 juillet 2026.
Dans six villes et agglomérations étudiées où l’encadrement des loyers est en vigueur – Grenoble, Lyon, Montpellier, Lille, Bordeaux et Paris – 95 % des annonces dépassent les plafonds autorisés de 234 € par mois en moyenne, selon une étude menée par Que Choisir Ensemble (ex-UFC Que Choisir) et publiée mardi 7 juillet 2026.
L’association a étudié, entre avril et mai, environ 125 annonces (50 à Paris et 15 dans les autres villes) de studios mesurant jusqu’à 18 m², sur les sites SeLoger, LeBonCoin, De Particulier à Particulier et Gens de Confiance. Les résultats montrent que les propriétaires imposent souvent des supplémentations de loyers « très conséquentes, peu ou pas justifiées ». Selon l’association, « les règles sont massivement contournées ».
L’encadrement des loyers, qui devait expérimenter jusqu’en novembre 2026, pourrait être prolongé pour deux années, via un amendement socialiste soutenu par le gouvernement. Il est crucial selon Que Choisir Ensemble de poursuivre ce dispositif et de garantir son application stricte.
Un reste à charge « excessif »
« L’encadrement des loyers a pourtant prouvé son efficacité : il est urgent de le faire pleinement appliquer et de le pérenniser », ajoute-t-elle. Ce système permet aux locataires parisiens d’économiser en moyenne 141 euros par mois, selon le baromètre de la Fondation pour le logement des défavorisés de septembre 2025. Environ neuf étudiants sur dix, en raison de l’absence de place dans les résidences universitaires du Crous, se tournent vers le marché locatif privé, où les loyers deviennent souvent « incompatibles avec leur budget » : 600 euros en moyenne, atteignant même jusqu’à 984 euros à Paris.
De plus, selon l’étude, les aides personnalisées au logement (APL) ne couvrent « en moyenne que 43 % du loyer ». Cette situation entraîne un reste à charge pour les étudiants qui est jugé « excessif ». L’association souligne également les tarifs élevés des coliving, où chaque locataire a accès à une chambre dans un logement partagé, souvent agrémentée de services additionnels. Ces tarifs reflètent des coûts pour des « services non sollicités » qui alourdissent encore la facture.







