Le ministère a déclaré que tous les diplomates français ont regagné la France "à la fin de la semaine dernière". Le personnel diplomatique burkinabè en France a reçu l'instruction de quitter le pays d'ici le 6 juillet, comme reporté par Le Figaro.
Le chargé d'affaires du Burkina Faso à Paris a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été informé de cette décision de manière formelle. La rupture des relations, annoncée le 26 juin, intervient après des mois de tensions grandissantes entre Paris et Ouagadougou. La France considère cette décision comme "hostile" et injustifiée.
"Nous déplorons cette décision qui reflète la dérive préoccupante des autorités burkinabè", a commenté le Quai d'Orsay.
Une décision perçue comme hostile
Le ministère des Affaires étrangères a précisé que cette décision illustre un climat de méfiance croissant. La France rappelle qu'elle a toujours soutenu la lutte contre le terrorisme dans la région, et que les accusations de soutien à des groupes terroristes sont "manifestement fausses".
Selon le ministère, plus de 2 000 ressortissants français sont officiellement présents au Burkina Faso, tandis que plus de 6 000 Burkinabè résident en France. D'après les déclarations récentes de l'ambassade, une vigilance renforcée est recommandée pour les citoyens français restés sur place.
Des relations tendues
Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte au pouvoir depuis un coup d'État en 2022, a affiché une position de plus en plus anti-française, déplorant les interventions de Paris dans les affaires nationales. Le gouvernement burkinabè accuse Paris de déstabiliser la situation en exploitant la lutte contre le terrorisme pour ses propres intérêts.
La France, quant à elle, réitère son engagement aux côtés des populations locales dans leur combat face aux menaces terroristes. Ce retrait pourrait avoir des ramifications importantes pour la diplomatie française en Afrique de l'Ouest.
En se rapprochant de nouveaux partenaires comme la Russie et la Turquie, le Burkina Faso pourrait remodeler son identité politique et économique au détriment des relations historiques avec la France.







