Ce mardi 7 juillet 2026, la cour d'appel de Paris s'apprête à rendre un verdict déterminant concernant l'affaire des assistants parlementaires du Front national (RN). Ce jugement pourrait avoir des implications significatives pour Marine Le Pen, qui aspire à une quatrième candidature à la présidentielle de 2027.
L'essentiel :
- À 13h30, Marine Le Pen saura si elle peut concourir à l'élection présidentielle, une opportunité qu'elle a saisie par le passé à trois reprises.
- Risques d'inéligibilité et questions autour d'une possible obligation de porter un bracelet électronique pourraient considérablement affecter ses ambitions.
- Cette affaire, incluant des accusations de détournement de fonds, représente un enjeu majeur pour le Rassemblement national.
Quelles conséquences pour Marine Le Pen ?
Pour que Marine Le Pen puisse se présenter, une réduction de sa peine d'inéligibilité est indispensable. Actuellement fixé à cinq ans, son délai pourrait passer à deux ans si le tribunal statue dans son sens, la date de début de son inéligibilité étant le 31 mars 2025. Le premier tour de l'élection présidentielle s'approche rapidement, étant prévu pour le 18 avril 2027. Par ailleurs, le port potentiel d'un bracelet électronique durant la campagne représente un autre obstacle majeur pour sa candidature.
S'il s'avérait qu'elle devait porter un bracelet, son concurrent au sein du RN pourrait être Jordan Bardella, ce qui suscite des interrogations au sein du parti. Yoann Gillet, député du Gard, a récemment affirmé à Midi Libre que leur vision était collective malgré des différences personnelles, assurant que la campagne se portait bien.
"Je n'ai pas peur"
Quoi qu'il arrive, Marine Le Pen reste combative : "Je ne serai pas abattue. Je défendrai mes idées quoi qu'il arrive", a-t-elle déclaré lors d'un entretien avec TF1. Un message fort qui rappelle sa détermination malgré les incertitudes judiciaires qui pèsent sur elle.
Qu’est-ce que l’affaire des assistants parlementaires ?
Les allégations entourant le RN impliquent l'utilisation inappropriée des fonds destinés aux frais d'assistants parlementaires pour des personnes travaillant directement pour le parti, sur une période étendue de 2004 à 2016. Cette affaire met en lumière un préjudice estimé à 3,2 millions d'euros, entraînant des répercussions financières et politiques majeures.
Début du live
Bienvenue à tous dans notre couverture en direct concernant le verdict du procès en appel des assistants parlementaires du Front national.







