L'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'une récente annonce, a partagé des recommandations essentielles concernant les traitements et les vaccins pour lutter contre l'épidémie d'Ebola Bundibugyo qui fait rage dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC). Avec un bilan tragique de 246 décès sur environ 1 000 cas suspects, l'OMS souligne l'urgence d'évaluer divers candidats de traitements, faute de produits déjà approuvés.
Le directeur général de l'OMS a effectué une visite à Bunia, l'épicentre de cette crise sanitaire, et a annoncé que des experts de divers organismes avaient été convoqués pour évaluer des vaccins potentiels contre ce virus mortel. Dans un communiqué publié sur X, l'OMS a mentionné : "Nous avons examiné des options de vaccins et de traitements pour la maladie à virus Bundibugyo".
Des experts indépendants ont identifié plusieurs traitements expérimentaux, dont les anticorps monoclonaux (MBP134 et Maftivimab) et le médicament antiviral remdesivir, comme prometteurs. Ils ont recommandé de les tester dans des essais cliniques sur des cas confirmés, tout en évoquant la possibilité d'une thérapie combinée.
Candidats antiviraux et vaccins
Concernant la prévention pour les personnes en contact avec des cas confirmés ou suspects, l'OMS a désigné l'antiviral oral obeldesivir comme "prioritaire" tout en notant que son efficacité dépend d'un traçage rigoureux des contacts, un défi dans certaines régions de la RDC.
Le vaccin le plus prometteur à ce jour est le rVSV Bundibugyo, développé par l'International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), bien que son évaluation clinique puisse prendre encore plusieurs mois.
Parallèlement, un autre candidat vaccinal, le ChAdOx1 Bundibugyo, conçu par l'Université d'Oxford, pourrait être disponible pour évaluation dans les deux à trois mois à venir, mais des données supplémentaires sont nécessaires pour confirmer son statut prioritaire.
Il est important de noter qu'Ervebo, le vaccin actuellement homologué pour le variant Zaïre, n'est pas reconnu pour le variant Bundibugyo. L'OMS souligne qu'il doit être utilisé dans le cadre d'essais cliniques pour évaluer son efficacité contre cette souche.
Des "outils" bien rodés
Pour lutter contre la propagation de l'épidémie, l'OMS collabore avec les gouvernements de la RDC et de l'Ouganda, ainsi qu'avec l'Africa CDC et d'autres organisations, pour mettre en place des protocoles d'évaluation des traitements sur le terrain. Ils mettent l'accent sur l'importance d’utiliser ces nouveaux produits uniquement dans le cadre d'essais cliniques afin de garantir la sécurité et l’efficacité des traitements.
En attendant, l'OMS insiste sur l'importance de poursuivre les efforts de contrôle de l'épidémie grâce à des mesures éprouvées : surveillance des maladies, dépistage rapide, traçage des contacts, et sensibilisation des communautés. En RDC, selon un bilan de l'Africa CDC, 246 décès ont été enregistrés parmi plus de 1 000 cas suspects.







