Les États-Unis ont déclaré samedi qu'ils étaient prêts à reprendre les hostilités contre l'Iran, soulignant que tout accord de paix ne pourra voir le jour que si leurs conditions, qualifiées de "lignes rouges", sont respectées.
L'incertitude persiste concernant les négociations entre Washington et Téhéran, surtout après des affrontements récents marqués comme les plus intenses depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.
Des sources à Washington avaient mentionné jeudi la possibilité d'un cadre d'accord prévoyant une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu. Cependant, les discussions tenues à la Maison Blanche n'ont entraîné aucune annonce immédiate.
Avant les négociations, le président Donald Trump avait clairement énoncé ses exigences sur son réseau Truth Social, stipulant que l'Iran ne devait jamais disposer d'armes nucléaires et que le détroit d'Ormuz devait être rétabli immédiatement. Il a exigé que le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran soit "DÉTRUIT".
Un officiel de la Maison Blanche a ensuite confirmé à l'AFP que "le président Trump ne signera un accord que si celui-ci est bénéfique pour l'Amérique et que ses exigences sont satisfaites". Il a réaffirmé que l'Iran ne doit pas avoir accès à des armes nucléaires.
En Iran, les habitants sont désabusés par les manœuvres diplomatiques. "Les deux parties cherchent à plaire à leurs partisans. Il est difficile de discerner la vérité", estime Ali, un Iranien de 49 ans originaire de Tonekabon.
Dans cet environnement tendu, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a assuré que les États-Unis étaient "prêts à reprendre les combats contre l'Iran si nécessaire". "Nos ressources sont adaptées à cet objectif, tant sur le terrain qu'au niveau mondial," a-t-il déclaré lors du Dialogue de Shangri-La, un forum de défense à Singapour.
Depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, à la suite d'une offensive israélo-américaine, des milliers de vies ont été perdues, mettant à mal l'économie mondiale en faisant élever les prix du pétrole.
Bien que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz soit en hausse, des sources iraniennes affirment que cela ne signifie pas un retour à la situation d'avant-guerre, soulignant des restrictions sur les navires de pays considérés comme "hostiles".
Téhéran appelle à un arrêt des combats partout, notamment au Liban, où son allié, le Hezbollah, se bat contre Israël. La trêve déclarée en vigueur depuis le 17 avril n'a pas été respectée.
Par ailleurs, les frappes israéliennes se poursuivent, et le ministre de la Santé libanais a rapporté 11 nouvelles victimes dans le sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué des attaques contre des cibles militaires israéliennes près de la frontière libanaise.
Pendant ce temps, des discussions militaires constructives ont eu lieu à Washington entre des responsables libanais et israéliens, ouvrant la voie à de futures négociations politiques. Cependant, le Hezbollah s'oppose à ces dialogues et appelle le Liban à se retirer de ce processus.
Selon les dernières informations, les frappes israéliennes ont causé au Liban la mort de 3.355 personnes depuis le début du conflit.







