Malgré le lancement d'une offensive par Moscou avec 90 missiles et 600 drones, la réalité militaire révèle un front terrestre stagnant. Les actions de l'armée russe, marquées par le tir du missile hypersonique Orechnik, semblent masquer une stratégie défaillante. Selon un rapport de l'ONG Institute for the Study of War, l'ampleur de cette démonstration de force cache une incapacité à progresser sur le terrain.
Kiev a récemment subi l'attaque aérienne la plus importante depuis le début du conflit, faisant quatre morts et de nombreux blessés. Cette offensive a été perçue comme une réponse à une attaque ukrainienne contre un établissement scolaire dans la région de Lougansk. Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé son indignation, qualifiant ces frappes de provocation irresponsable et convocant l'ambassadeur russe pour exprimer son désaccord.
Moscou en difficulté sur le terrain
Le Kremlin semble peiner à s’organiser pour des actions militaires significatives. Les experts soulignent que préparer une telle intensité d’attaques en 48 heures était improbable. Philippe Gros, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, note que la tendance sur le champ de bataille s'est inversée, avec des forces ukrainiennes adoptant des stratégies de guerre d'usure efficaces. Cette situation a contraint l’armée russe à opérer des changements tactiques, notamment en envoyant des petites unités d'infanterie, alors qu'elle peine à mener des assauts massifs.
Ulrich Bounat souligne que ni l'Ukraine ni la Russie ne semblent avoir la capacité d'emporter cette guerre en l'état actuel. L'échec des offensives russes à donner des résultats tangibles dans les mois à venir pourrait contraindre toutes les parties à envisager des solutions diplomatiques dès cet automne. Ainsi, derrière l’écrasante démonstration militaire se cache une fragilité qui pourrait redéfinir l'échiquier politique en Europe.







