Une cadre de JPMorgan rejette avec véhémence des accusations qu’elle estime totalement infondées, tandis qu’une enquête interne de la banque n’a trouvé aucune preuve de harcèlement. L’affaire, désormais en voie judiciaire, soulève aussi des questions d’éventuelles allégations trompeuses et de diffamation.
Cette saga fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux, captivant l’attention des internautes. Un ancien employé de JPMorgan, Chirayu Rana, est accusé d'avoir formulé de fausses allégations de harcèlement sexuel à l'encontre de Lorna Hajdini, une cadre supérieure de la banque. Comme l'indique le New York Post, une enquête interne n’a mis en lumière aucune preuve corroborant ses déclarations.
Actuellement directeur associé au fonds Bregal Sagemount, Chirayu Rana, 35 ans, a déposé cette semaine une plainte anonyme sous le pseudonyme de John Doe contre Lorna Hajdini, 37 ans.
Accusations lourdes de sens dans la plainte
Dans sa démarche, il affirme que la dirigeante aurait exercé des pressions sexuelles et professionnelles sur lui. Les allégations sont particulièrement graves, comprenant des citations attribuées à la cadre, telles que : "Si tu ne couches pas avec moi bientôt, je vais te détruire… n’oublie jamais, je te possède" ou "Je vais te faire payer…".
Cependant, Lorna Hajdini conteste fermement ces allégations. Dans un communiqué de ses avocats, elle affirme n’avoir jamais agi de manière inappropriée et nie toute connaissance des situations évoquées dans la plainte, allant jusqu’à douter de s’être rendue aux lieux mentionnés.
Négociation d'une indemnité de départ
Chirayu Rana soutient que ces incidents auraient eu lieu peu après son arrivée chez JPMorgan en 2024. Selon ses dires, il aurait déjà déposé une plainte interne en 2025, allégant du harcèlement lié à son origine et à son genre, avant de tenter de négocier une indemnité de départ conséquente, comme le rapporte le New York Post.
La plainte vise également la holding JPMorgan, l’accusant de représailles et de défaut d’enquête appropriée.
Aucune preuve en interne
Le groupe a rejeté toutes les accusations. Un porte-parole indique qu’une enquête menée par les ressources humaines et les services juridiques n’avait révélé aucun élément soutien aux allégations de Rana. Selon lui, plusieurs employés ont été interrogés au cours de l’enquête, et le plaignant n’aurait pas fourni l’intégralité des informations requises ni collaboré de manière adéquate.
Les deux individus exerçaient au sein de la même équipe, sans lien hiérarchique direct. JPMorgan précise que Lorna Hajdini n’avait pas de pouvoir sur la rémunération ou les primes de son ancien collègue.
Des proches de Lorna décrivent une professionnelle reconnue pour ses compétences, tandis que certains collègues de Chirayu le caractérisent comme un individu réservé, mais compétent dans son rôle. Ce feuilleton continuera désormais sur le front pénal.







