Alors que le conflitIranien se prolonge, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est gravement affecté. D'après AXSMarine, au 29 avril, le nombre de navires commerciaux a chuté à 913, marquant une baisse de 18 % par rapport aux 1 114 navires recensés le 28 février, jour du début des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.
Le Golfe persique compte actuellement plus de 270 pétroliers, près de 20 méthaniers, et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié, selon les chiffres recueillis ce mercredi. Cependant, cette statistique globale ne prend pas en compte les navires réellement bloqués en raison du blocus imposé par l'Iran, ni ceux appartenant à des sociétés qui ont décidé de rester dans la région.
En ce qui concerne les porte-conteneurs, la société Kpler rapporte un total de 118 navires encore présents dans le Golfe, dont 30 battent pavillon iranien, contre 155 au début de la guerre. Parmi eux, l'armateur mondial MSC a réussi à faire sortir quatre de ses navires, mais deux ont été interceptés par les autorités iraniennes. Le danois Maersk maintient quant à lui 6 porte-conteneurs dans le Golfe, tout comme le français CMA CGM, qui a vu son effectif passer de 15 à 13.
Face à ce contexte tendu, la part des navires naviguant avec un signal GPS désactivé ou falsifié a atteint 31 % au 29 avril, contre 16 % avant le déclenchement des hostilités. Cette tendance souligne la préoccupation croissante des compagnies maritimes quant aux attaques potentielles dans cette région stratégique.
Pour comprendre l'ampleur de la situation, un expert maritime a déclaré à Sud Ouest : "Le détroit d'Ormuz est un passage crucial pour le commerce mondial. La situation actuelle pourrait engendrer des conséquences majeures pour les marchés pétroliers et gaziers, amplifiant ainsi l'incertitude sur les prix à l'échelle mondiale."







