La force unifiée antijihadiste comprenant le Niger, le Burkina Faso et le Mali a récemment lancé des d'intenses campagnes aériennes dans le nord du Mali. Cette opération fait suite à des attaques enregistrées samedi, perpétrées par des éléments djihadistes et des rebelles touaregs contre le gouvernement malien. Ces attaques dramatiques ont coûté la vie au ministre malien de la Défense et ont entrainé la perte stratégique de Kidal, une ville clé et partenaire de l'Alliance des États du Sahel (AES), comme l'a rapporté le gouvernement nigérien lors d'un conseil des ministres.
Les trois nations, toutes sous la gouvernance de juntes militaires formées après des coups d'État entre 2020 et 2023, ont élaboré une force militaire unifiée de 5 000 hommes, portée à 15 000 hommes en avril dernier, pour lutter contre les «groupes terroristes». Les autorités du Niger se félicitent de la réaction rapide et énergique de cette coalition, ayant déjà mené des frappes au cours des heures suivant ces attaques, comme le précise le communiqué officiel.
D'autre part, le porte-parole des rebelles touaregs maliens du Front de libération de l’Azawad (FLA), Mohamed Elmaouloud Ramadane, a appelé le Burkina Faso et le Niger à «se tenir à l’écart des événements en cours au Mali», peu après le début des violences.
Un nouvel appel à la solidarité a été lancé jeudi par le ministre burkinabè de la Défense, le général Célestin Simporé, qui s'est engagé au nom de l'AES à «traquer» ceux qui ont perpétré ces attaques. Ce discours a eu lieu durant les funérailles du ministre malien à Bamako.
À Niamey, un millier de personnes se sont rassemblées pour montrer leur «solidarité avec le peuple malien», suite à un appel d'organisations civiles. Les images de cet événement ont été diffusées en direct sur les réseaux sociaux, témoignant de l'impact de ces troubles sur la région.
Enfin, le Niger a accusé des puissances étrangères, notamment la France, d'implication dans les attaques, une accusation que Paris a systématiquement niée. Pour des raisons de sécurité, les traditionnels défilés du 1er mai ont été annulés.







