À Frontignan, dans l’Hérault, une femme d'une trentaine d'années accuse le SAMU de ne pas avoir agi alors qu'elle traversait une fausse couche fin mars. Malgré un appel désespéré et des douleurs jugées insupportables, aucune ambulance n'est venue. Elle a perdu 2,5 litres de sang et a finalement été transportée aux urgences par sa mère. Une plainte a été déposée.
Selon Marie Dejean, enceinte de quatre semaines et suivie de près pour une grossesse à risque, elle se retrouvait seule avec ses deux enfants le 29 mars. En fin de journée, elle a ressenti des douleurs abdominales violentes, devenues rapidement insupportables. Au bout de deux heures de souffrance, elle s’est effondrée dans sa salle de bain.
Elle a alors contacté le SAMU, racontant sa douleur, sa grossesse et sa solitude avec ses enfants. Malheureusement, aucun secours n’a été engagé selon ses dires.
Au micro de RTL, elle a relaté l’échange avec le médecin régulateur : "Je suis tombée dans ma salle de bain. J’ai contacté le SAMU et je lui ai expliqué ma situation. Il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire pour moi car il n’y avait personne disponible à ce moment-là."
Marie Dejean a ajouté : "Je lui ai précisé que j’étais seule avec mes enfants, mais cela n’a rien changé. Le fait que le SAMU ne se soit pas déplacé est inadmissible, chaque minute compte dans des situations comme celle-ci. Comme m’a dit le gynécologue, je suis une miraculée."
Une hémorragie massive et une prise en charge tardive
Finalement, c’est sa mère qui est intervenue pour l’emmener aux urgences environ trente minutes après son appel. Entre-temps, son état s'est détérioré de façon alarmante. Marie a confié avoir eu l'impression de mourir, perdant au total 2,5 litres de sang. Les experts mettent en avant l'importance d'une réponse rapide dans de telles situations médicales critiques, comme le souligne le témoignage de Marie, et le problème pourrait entraîner une réévaluation des protocoles d'urgence.







