Des opérations nocturnes, des explosifs artisanaux et des communications par téléphone portable font partie des méthodes employées. L'enquête sur un attentat déjoué contre la Bank of America, survenu le 28 mars à Paris, soulève des doutes sur l'implication de Téhéran. Bien qu'aucun lien direct ne soit prouvé, des sources évoquent une stratégie de la part des services iraniens.
Activisme d'un nouveau groupuscule
HAYI, déjà actif depuis mars, a rapidement intensifié ses opérations en revendiquant des attaques contre des cibles juives et américaines. Des explosions récentes à Liège, Rotterdam, et Amsterdam sont quelques exemples de leur manœuvre transfrontalière. Ces incidents ont été documentés sur des plateformes comme Telegram, où le groupe a même diffusé des vidéos menaçantes ciblant explicitement des établissements bancaires.
Les déclarations de ce groupuscule, souvent illustrées par des imageries similaires à celles du Hezbollah, montrent une alarme croissante. Selon les estimations, le nombre d'attaques propulsées par HAYI pourrait dépasser la quinzaine.
D'après des experts consultés par BFMTV, cette violence est perçue comme une réaction asymétrique de Téhéran face à ses revers militaires. Un agent dormant pourrait être activé, ce qui souligne la grave menace en Europe actuelle.
L'impact d'une réponse asymétrique
Ce nouvel élan d'activisme indique une potentielle escalade des actes terroristes, notamment influencée par l'arrestation récente de quatre suspects à Paris, pour qui les services de sécurité craignent des connexions iraniens. La situation pourrait revêtir une forme particulièrement préoccupante, car beaucoup de ces personnes sont issues de milieux de petite délinquance, souvent recrutées pour mener des opérations sans lien direct avec les dirigeants iraniens.
Des attaques coordonnées en Europe
Les autorités de divers pays, incluant la Norvège et les Pays-Bas, ont rapporté des incidents similaires. Le 8 mars, l'ambassade des États-Unis en Norvège a subi une attaque par une cellule également liée aux activités du HAYI. Des interventions dans divers pays soulignent les inquiétudes sur cette escalade potentielle.
Il est clair qu'avec des groupes opérant clandestinement en Europe, la vigilance est de mise. Les services de police doivent intensifier leurs efforts pour surveiller ces cellules dormantes, car elles pourraient vérifier une résurgence de la violence associée au régime iranien.







