Murs fissurés, décombres visibles : depuis son balcon, Marwan observe la désolation de ses voisins. Son appartement a été touché par une frappe israélienne, ne laissant que des souvenirs et une peur persistante. Un éclat d'obus inséré dans sa commode rappelle le danger toujours présent.
À Beyrouth, alors que l'armée israélienne intensifie ses attaques en soutien au Hezbollah, Marwan et sa femme Hoda refusent de quitter leur maison. "Où devrions-nous aller ?" interroge Hoda, craignant pour la sécurité de leur bien. "Nous n'avons nulle part d'autre où aller", ajoute-t-elle avec émotion.
Une enfance qui s'accroche aux murs
Dans les rues de Beyrouth, des camions de déménagement circulent. Ceux qui envisagent de partir essaient de sauver ce qu'ils peuvent, mais l'acte de faire ses adieux est déchirant. Rolla, entourée de ses affaires, avoue ne pas savoir quoi emporter. "Je suis en état de choc", confie-t-elle, alors qu'elle scrute ses souvenirs.
Son adolescente, Perla, ressent l'angoisse de la séparation : "Toute mon enfance est ici. Je ne peux pas laisser derrière moi cette chambre", déclare-t-elle, plein de nostalgie.
Rolla, se rappelant une frappe sur l'immeuble voisin, se dit : "Nous sommes des déplacés, avec tous nos vêtements et nos souvenirs. Nous serons chez un cousin, mais cela ne peut pas remplacer notre foyer".
Vers une trêve fragile
Alors qu'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah est annoncé, certains habitants commencent à rentrer chez eux. Cette trêve, essentielle pour les discussions internationales, sert également d'espoir pour ceux qui désirent retrouver un semblant de normalité après des bombardements dévastateurs.
Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude concernant la persistance des opérations militaires, alors que le pays déplore plus de 2.000 morts et un million de déplacés à cause du conflit. La situation demeure précaire pour ceux qui, comme Marwan et Hoda, continuent de se battre pour leur existence au milieu du chaos.







