La Turquie est en émoi après qu'une tragédie inédite a frappé Kahramanmaras, où un adolescent a ouvert le feu dans une école, causant la mort de neuf personnes, dont huit jeunes élèves âgés de 10 à 11 ans. Les victimes incluent cinq garçons, trois filles, et une enseignante de 55 ans, tous inhumés ce jeudi dans une atmosphère de profond chagrin.
Parmi les victimes, Adan, 11 ans, était très apprécié de ses pairs. Son père a partagé son histoire avec Haberturk, soulignant le désir de son fils de rejoindre cette école reconnue pour sa qualité d'enseignement. "C’était un élève brillant. Il avait obtenu une médaille pour sa performance lors de l'examen blanc", a-t-il confié, avant d'ajouter : "Nous sommes dévastés, c'était notre unique enfant. Il était attaché à son pays et avait un grand avenir devant lui."
Un adolescent "brillant, honnête"
La peine touche également la famille de Yusuf, un autre élève de 11 ans, inhumé en présence de nombreuses personnalités, dont le maire de la ville, selon les rapports de Haberturk. Le ministre de l'Intérieur a ordonné la fermeture des établissements de la province de Kahramanmaras pour jeudi et vendredi en signe de respect. L'auteur de la tuerie, un jeune de 14 ans, est lui aussi mort, sans que les autorités ne puissent préciser les circonstances de sa mort dans le chaos qui a suivi l'incident.
162 personnes interpellées
Cette tragédie a suivi une autre fusillade survenue une semaine plus tôt dans le sud-est de la Turquie, où un adolescent a blessé seize personnes, entraînant une réaction du gouvernement. Le ministre de la Justice, Akin Gurlek, a annoncé que 162 individus avaient été arrêtés et que plus de 1 000 comptes de réseaux sociaux avaient été bloqués pour des contenus incitant à la violence ou semant la panique. "Ces comptes ont diffusé des informations trompeuses et fait l'apologie de ces actes", a-t-il déclaré sur la plateforme X.
Les incidents de ce type demeurent atypiques en Turquie, où une fondation locale estime que des millions d'armes à feu circulent, souvent clandestinement. Cela soulève des questions sur la sécurité et la gestion des armes dans le pays, comme le souligne le quotidien Le Parisien.







