Le 15 avril dernier, la Maison-Blanche a dévoilé le projet tant attendu d'un monument intitulé « Arc de triomphe des États-Unis », une initiative de Donald Trump que beaucoup comparent à l'iconique Arc de triomphe de Paris. Avec une hauteur projetée dépassant les 76 mètres, ce monument vise à célébrer le 250ème anniversaire de l'indépendance américaine en 2026.
L'idée a germé chez Trump lors d'une visite à Paris pour les commémorations du 11-Novembre, alors qu'il admirait l’architecture française. À ce sujet, il avait affirmé : « Celui que tout le monde connaît le mieux, c’est l’Arc de triomphe à Paris et je pense que le nôtre le surpassera largement. La seule chose qu’ils ont, c’est l’histoire. » Ces remarques, rapportées par le média CBS, montrent la volonté du président de laisser une empreinte monumentale à Washington.
Un hommage à l'esprit américain
La date choisie pour l'inauguration du monument, un moment clé pour les États-Unis, attire l'attention. En effet, la hauteur de 250 pieds (soit plus de 76 mètres) dresse un parallèle avec l'année 1776, marquant la fondation du pays. L'ambition de ce projet est claire : surpasser le modèle parisien, un geste qui a déclenché une vague de critiques.
Les arches monumentales, depuis l’Antiquité, sont des symboles de puissance. Les Romains avaient déjà utilisé ce style pour célébrer leurs victoires militaires. Napoléon Bonaparte, par exemple, a commandé la construction de l'Arc de triomphe de l’Étoile pour honorer les succès de son armée.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a précisé que ce projet serait dédié « au triomphe éternel de l’esprit américain », affirmant qu'il devrait transcender les divisions partisanes. Cependant, lors d'une interview précédente, Trump avait lui-même déclaré que le monument serait dédié à sa personne, une affirmation qui alimente encore plus les critiques.
Des critiques grandissantes
La construction de cette arche, qui se dressera entre le Lincoln Memorial et le cimetière d’Arlington, fait déjà l’objet de vives controverses. D'aucuns voient en elle un symbole du culte de la personnalité qui entoure le président. Le coût du projet, bien qu'encore non divulgué, sera en partie pris en charge par les contribuables, ce qui soulève des inquiétudes dans un contexte de tensions géopolitiques.
Des voix s’élèvent contre ce projet, notamment celle de trois vétérans de la guerre du Vietnam, soutenus par un historien de l’architecture, qui ont intenté une action en justice afin de le bloquer. Ils avertissent que le monument pourrait contredire l’esprit unificateur du Lincoln Memorial et du cimetière d'Arlington, qui symbolisent des valeurs de réconciliation à travers les blessures de la guerre de Sécession.
Enfin, l’initiative de ce projet s'inscrit dans une série d'initiatives architecturales controversées lancées par Trump, dont la fameuse salle de bal à la Maison-Blanche, dont le budget a explosé, passant de 200 à 400 millions de dollars.







