Le petit village de Plouasne, dans les Côtes-d’Armor, vit des heures sombres suite à la mort tragique d’une femme de 66 ans. Le maire, incarcéré, est accusé d'être impliqué dans des actes de séquestration ayant conduit à la mort.
Les 1 800 habitants sont en émoi après le décès de Catherine Josselin, survenu dans des circonstances troublantes. Le maire Michel Daugan, ainsi que l’un de ses conseillers, Jean-Michel Hamonet, ont tenté de procéder à une hospitalisation d'office sans autorisation légale, ce qui a entraîné de terribles conséquences. Selon Ouest-France, ces actes sont qualifiés de violences en réunion et de séquestration suivie de mort.
Que s'est-il passé concrètement ?
Les faits se sont déroulés le 7 avril. Le maire et son conseiller avaient été alertés par des voisins des troubles causés par la sexagénaire. Malheureusement, l’intervention a dégénéré. Catherine, décrite comme "agressive", a été contenue au sol par quatre personnes, comme l’indiquait une vidéo capturée sur les lieux. Sous l’emprise de cette pression physique, elle a fini par s’épuiser. L’arrivée des secours n’a pas permis de l’extraire de son statut critique.
L’enquête en cours
Une enquête a été ouverte dès le lendemain par le parquet de Saint-Malo, avec une autopsie ordonnée pour clarifier les circonstances du décès. L’enquête a mené à la mise en garde à vue des personnes impliquées, dont le maire, qui a finalement été placé en détention provisoire. Son conseiller, quant à lui, est sous contrôle judiciaire avec des restrictions importantes.
Le portrait de la victime
Catherine Josselin, résidente de Launey Hellon depuis des décennies, avait connu des soucis de santé mentale. Selon Le Télégramme, cette dernière n’était plus sous traitement depuis plusieurs mois, suscitant l'inquiétude du voisinage. Un incident antérieur, où elle avait blessé un voisin avec une paire de ciseaux, avait souligné la gravité de sa situation, mais aucune mesure n’a été prise jusque-là.
Cette tragédie a profondément choqué les habitants. Un voisin a déclaré dans Ouest-France : "Ils s’y sont pris comme des manches. Je savais qu’il fallait faire quelque chose, mais pas de cette façon. Personne ne mérite ça." Les appels à plus d’humanité et de compréhension dans de telles situations se font pressants au sein de la communauté.







