Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a clairement déclaré, lors d'une récente session parlementaire, qu'il ne se pliera pas aux pressions exercées par Donald Trump visant à entraîner le Royaume-Uni dans le conflit actuel au Moyen-Orient. "Nous n’allons pas nous laisser entraîner dans cette guerre. Ce n’est pas notre guerre, et de fortes pressions ont été exercées sur moi pour que je prenne une autre voie", a-t-il affirmé.
Dans une interview accordée à Sky News, Trump a menacé de revenir sur l'accord commercial récemment signé avec le Royaume-Uni, arguant que le pays n'avait pas soutenu les États-Unis depuis le début des hostilités. Il a souligné que l'accord, qui avait permis de plafonner les droits de douane à 10 % pour les produits manufacturés britanniques, pourrait être revu. "Quand nous avions besoin d'eux, ils n'étaient pas là... Et ils ne sont toujours pas là", a-t-il déclaré.
Malgré les tensions apparentes entre les deux nations, Starmer a insisté sur l'importance des liens qui unissent le Royaume-Uni et les États-Unis, affirmant que ceux-ci sont "bien plus forts qu’individus appelés à occuper des fonctions politiques". La ministre des Finances, Rachel Reeves, a également critiqué l'approche américaine, la qualifiant de "folie" sans stratégie de sortie claire.
Des experts en relations internationales, comme Laurent Fabius, ancien ministre français des Affaires étrangères, soulignent que la position adoptée par Starmer pourrait également être vue comme une volonté de montrer l'indépendance du Royaume-Uni, surtout après le Brexit. Starmer a également condamné les déclarations de Trump sur la destruction de la civilisation iranienne, appelant à une approche plus mesurée.
Pour l'heure, la position britannique reste une question délicate, comme le souligne un analyste politique sur Le Monde, rappelant que l'histoire montre que le Royaume-Uni a souvent été entraîné dans des conflits extérieurs, parfois contre sa volonté.







