Mahdieh Esfandiari avait été condamnée à quatre ans de prison, dont un ferme, pour des actes d'apologie du terrorisme. Son retour en Iran le 15 avril s'inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques.
Mahdieh Esfandiari, une Iranienne précédemment incarcérée en France, a regagné son pays d'origine, selon des informations diffusées par la télévision d'État le 15 avril. Ce retour coïncide avec la libération de deux otages français, Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran pendant près de quatre ans pour espionnage.
Arrêtée en février 2025, Esfandiari avait déménagé en France en 2018, où elle exerçait comme traductrice après des études à Lyon. Elle avait été condamnée à une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont un an ferme, pour avoir publié des contenus soutenant l'organisation Axe de la Résistance sur des plateformes comme Telegram, X, Twitch et YouTube entre 2023 et 2024.
Un échange de détenus dans le flou
Les publications d'Esfandiari avaient notamment glorifié l'attaque du mouvement Hamas en Israël le 7 octobre 2023, appelant à des actes présentés comme "terroristes" et diffamant la communauté juive. La levée de son assignation à résidence a eu lieu quelques heures après l'annonce de la sortie des otages.
Bien que des rumeurs d'échange de détenus aient circulé, aucune confirmation officielle n'est venue de la part du gouvernement français. Des experts, comme l'analyste des relations internationales Alain Reignier, estiment que cet évènement souligne la complexité des relations franco-iraniennes et pourrait ouvrir la voie à de nouveaux échanges drapés de mystère.







