Ce mercredi, à Agen, les élus communistes ont réaffirmé l'importance vitale du projet de grande vitesse ferroviaire Bordeaux-Toulouse/Dax, rejoignant en cela le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Cependant, le dossier traîne des pieds, et la réunion prévue le 21 avril à Matignon avec le Premier ministre Sébastien Lecornu et d'autres présidents de région semble loin d’être décisive.
Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine) et Carole Delga (Occitanie) ne comptent pas sortir de cette réunion sans obtenir des engagements clairs concernant le financement des nouvelles lignes du Sud-Ouest. Le ministre des Transports a récemment réagi aux interrogations sur le projet, qualifiant LNSO de projet d'intérêt public majeur et annonçant que plusieurs options de financement étaient à l'étude, indiquant que l'État continuait à soutenir financièrement le projet.
Le ministre a mentionné un possible partenariat public-privé (PPP), une alternative qui suscite déjà de vives critiques. Des élus régionaux, dont des membres du PCF, contredisent cette approche, mentionnant une étude qui évalue le surcoût pour les contribuables à 7 milliards d'euros en cas de recours au privé, une assertion contestée par certains acteurs du BTP.
Une bataille d'opinions
Les élus soutiennent la position selon laquelle abandonner le projet serait une « bêtise, une erreur stratégique ». Ils soulignent que 2,5 milliards d'euros ont déjà été investis pour les aménagements ferroviaires nécessaires. « Il y a 180 marchés publics en cours. Si tout cela devait être annulé, les conséquences financières seraient catastrophiques », affirment-ils.
Dans les coulisses, le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest a également fait entendre sa voix, annonçant qu'il a déposé un recours devant le tribunal administratif contre l'autorisation environnementale des travaux, craignant que cela n'entraîne un défrichement massif dans le massif des Landes de Gascogne. Ces opposants soulignent les enjeux écologiques et environnementaux du projet, ce qui ne fait qu’ajouter à la complexité du débat.
À l'aube de cette rencontre au sommet, l'issue reste incertaine, et les opinions divergent fortement quant à l'avenir de cette ligne à grande vitesse qui pourrait redessiner le paysage ferroviaire du Sud-Ouest.







