Le 1er mai est habituellement reconnu comme un jour férié chômé et payé en France. Ce même jour, le gouvernement a affiché sa volonté de maintenir ce principe, renvoyant à plus tard la proposition de loi qui aurait permis une extension du travail ce jour-là.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV, réalisé le 15 avril, 64% des Français se sont déclarés favorables à cette extension, dont 27% ont exprimé une forte faveur pour cette mesure. De plus, 37% sont plutôt en accord.
Ce projet aurait permis à divers commerces de proximité, incluant boulangeries et fleuristes, d'ouvrir le 1er mai. Le gouvernement a cependant indiqué qu'il souhaitait dialoguer avec certaines branches industrielles sur la question.
Notons que le texte prévoyait que seuls les salariés volontaires seraient sollicités, avec double rémunération pour ceux qui acceptent de travailler, tout refus n'étant pas un motif de licenciement.
Une division dans l'opinion publique
Des réactions opposées viennent principalement des syndicats et des partis de gauche. D'après le sondage, 35% des Français s'opposent à cette idée, dont 17% très fermement.
Parmi les sympathisants de gauche, seuls 55% soutiennent l'idée tandis que 77% des partisans macronistes y adhèrent. Ce constat met aussi en lumière des différences en fonction des catégories socio-professionnelles, 70% des ouvriers se déclarant favorables contre 60% des cadres, souligne l'étude.
En résumé, ce sujet délicat fait émerger des tensions entre différents courants politiques et sociaux, comme l'indique le média France 24. Le débat est donc loin d'être clos et nécessite davantage de réflexion et de dialogue pour parvenir à un consensus.







