Ce mercredi 15 avril, Téhéran a franchi une nouvelle étape en menaçant de paralyser le trafic maritime en mer Rouge si le blocus maritime américain sur ses ports persiste. Selon les autorités iraniennes, cette restriction constitue un sérieux risque de rupture du cessez-le-feu récemment établi. Le général Ali Abdollahi, à la tête du commandement des forces armées iraniennes, a déclaré que cette situation engendrerait « un prélude à une violation » de l'accord de paix en vigueur depuis le 8 avril, comme rapporté par BFMTV.
Le général a précisé que « les puissantes forces armées de la République islamique interviennent pour garantir la sécurité de ses eaux », affirmant ainsi qu'aucune exportation ou importation ne serait tolérée, que ce soit dans le Golfe Persique, en mer d'Oman ou en mer Rouge.
Bien que l'Iran ne borde pas directement la mer Rouge, le pays s'appuie sur ses alliés, comme les rebelles houthis du Yémen, qui ont déjà exprimé leur intention de cibler les navires marchands dans cette zone. Ce contexte d'incertitude et de tensions exacerbées pourrait déboucher sur une escalade de la situation, alors que les Houthis sont bien implantés dans cette région stratégique.
Le détroit d'Ormuz maintenu sous haute surveillance
Face à l'absence d'accord suite aux discussions menées au Pakistan, le commandement militaire américain a décrété un blocus strict sur tous les navires, indépendamment de leur pavillon, entrant ou sortant des zones côtières iraniennes. Ce blocus est entré en vigueur depuis lundi à 14h GMT.
Téhéran, de son côté, contrôle toujours fermement le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transit pétrolier mondial. Malgré cela, certaines embarcations ont réussi à quitter les ports iraniens, selon des informations fournies par des sources de suivi maritime. Une situation qui pourrait rendre exacerbée une crise déjà complexe, comme l'explique l'agence de presse iranienne Tasnim.Tasnim a rapporté que des navires ont réussi à naviguer vers plusieurs destinations mondiales, ce qui témoigne de la détermination persistante de l'Iran à maintenir ses échanges malgré le blocus.







