Depuis le 2 mars dernier, suite à des tirs de roquettes du Hezbollah visant Israël, le Liban et l’État hébreu se trouvent engagés dans un conflit ouvert. Dans ce contexte volatile, les États-Unis ont initié, depuis le 14 avril, des pourparlers de paix sur leur territoire. Cependant, l'ambassadeur d'Israël a exprimé le souhait d'éloigner la France des discussions.
Yechiel Leiter, ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a déclaré : « Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, en particulier de ces négociations. Leur présence n'est pas nécessaire et n'apporte aucune influence positive, surtout pas au Liban », comme le rapportent nos confrères de 20 Minutes.
Le 13 avril, Emmanuel Macron a évoqué sur le réseau social X l'importance d'un « règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie », soulignant la nécessité d'établir un cadre propice à la paix et à la sécurité dans la région. Le lendemain, la France, aux côtés de 17 autres pays, a appelé Israël et le Liban à « saisir l'opportunité » des négociations conduites par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.
Aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie.
Un règlement qui permette de doter la région d'un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité...
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 13, 2026
Rien ne va plus entre la France et Israël
Deux incidents diplomatiques ont marqué le début du mois d'avril. Tout d'abord le 1er avril, Israël a annoncé la cessation de ses achats de matériel de défense en France, réorientant ces dépenses vers des fournisseurs locaux ou alliés. Cette décision fait suite à la reconnaissance par la France de l'État de Palestine en septembre 2025.
Le 9 avril, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères français a exprimé des critiques concernant les frappes israéliennes au Liban, qualifiant ces actions de « massives et tout à fait disproportionnées » par rapport à la situation, notamment à Beyrouth. Cette exclusion de la France des discussions de paix constitue un nouvel élément de tension aggravant les relations entre les deux pays.
#Liban | La France a condamné avec la plus grande fermeté les frappes massives et tout à fait disproportionnées menées le 8 avril par Israël sur le Liban, dont de nombreux quartiers de Beyrouth. pic.twitter.com/Q4MqNLP8HL
— Pascal Confavreux (@PorteParoleMEAE) April 9, 2026







