Dimanche à Narbonne, environ 4 500 personnes ont pris part à une marche blanche pour rendre hommage à Louis, adolescent décédé fin juin après avoir été brutalement agressé. Ce rassemblement a pris une tournure politique, avec la mère de Louis appelant à un renforcement de la justice pénale, s'exprimant devant des figures comme Éric Zemmour et Marion Maréchal-Le Pen.
Le cortège, majoritairement vêtu de blanc, est parti de l'hôtel de ville pour se rendre sur le lieu où Louis a été abandonné par ses agresseurs, avant de succomber à ses blessures. Ce rassemblement a vu la participation d'environ 400 identitaires, un nombre plus élevé que lors d'un précédent événement auquel la famille n'avait pas souhaité s'associer pour éviter toute récupération politique.
Les slogans scandés, tels que "La racaille en prison, ni oubli ni pardon" ou "François, défends-toi, tu es ici chez toi" ont résonné dans les rues, flanqués de drapeaux tricolores.
Des revendications sur la réponse pénale
La mère de Louis a déclaré : "Je ne veux plus entendre parler d'excuses de minorité." Elle a exprimé son indignation face à des lignes de défense minimalistes, exigeant des peines plus sévères pour ceux qui ont pris la vie de son fils. Cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour tentative d'assassinat.
"Je me battrai pour qu'ils purgent tous au moins trente ans de prison ferme. Nous devons redonner tout son sens au mot perpétuité", a-t-elle affirmé, suscitant une vague d'applaudissements.
Les participants ont clamé pour le rétablissement de la peine de mort, illustrant un mécontentement croissant face à la justice pénale.Moins d'un jour avant cet hommage, environ 500 personnes avaient honoré la mémoire de Louis à Carcassonne, lors d'un rassemblement moins marqué politiquement. La tension est palpable et les avis divergent quant à la gestion de cette tragédie.







