"Angélina était notre rayon de soleil", partage Nathalie Marchal, sa mère, lors d'un entretien avec France 3 Grand Est. C'était le 16 novembre 2025, lorsque la jeune fille prenait la route avec trois amis. À 2h du matin, près de Rustenhart, la voiture, une Volkswagen Golf 6, a percuté un arbre.
Angélina, assise à l’arrière, perd la vie. Son amie est transportée d’urgence à l’hôpital Pasteur de Colmar, tout comme le passager avant. Le conducteur, quant à lui, bénéficie d'une évacuation en urgence relative.
Bien que les circonstances précises de l'accident demeurent floues, de nombreux proches soupçonnent un lien avec l'inhalation de protoxyde d'azote. "Des ballons de gaz hilarant ont été trouvés sur les lieux. J'ai réalisé que cela pouvait être à l'origine de l'accident", confie Nathalie Marchal. Une enquête est actuellement en cours, et elle a déposé une plainte pour homicide involontaire.
Une prise de conscience nécessaire
En mémoire de sa fille, Nathalie a fondé l’association Angelina, laquelle vise à éveiller les consciences sur les dangers du protoxyde d’azote et des addictions en général. Bien que sa vente soit illégale pour les mineurs, ce gaz, souvent utilisé pour les siphons à chantilly, est facilement accessible en ligne. Son usage peut susciter une euphorie passagère, mais il entraîne également des risques de perte de conscience.
Une étude récemment publiée par la Fondation VINCI Autoroutes met en lumière ce phénomène inquiétant : "Un jeune adulte sur dix affirme avoir consommé du protoxyde d’azote lors de soirées, et parmi ceux-ci, un sur deux l'a fait tout en conduisant." Ces statistiques soulignent l’urgence de la situation et la nécessité de campagnes de sensibilisation efficaces.







