Près de 600 personnes se sont rassemblées à Carcassonne, le 4 juillet, à l'invitation de Nicolas Hervé, le père de Louis, âgé de 17 ans, lynché à mort à Narbonne.
Ce dernier a été attaqué et laissé pour mort sur un chantier le 19 juin, victime d'un guet-apens qui a été filmé par ses agresseurs. Retrouvé le lendemain par un ouvrier, il a été hospitalisé, mais a finalement succombé à ses blessures le 23 juin.
Pour rendre hommage à ce jeune homme, ses proches, amis et anonymes ont défilé silencieusement dans les rues de Carcassonne avant de lâcher des ballons blancs. Beaucoup d'entre eux portaient des t-shirts noir et blanc ornés d'une photo de Louis, généreusement fournis par sa famille.
"Je suis fier d'avoir été ton père"
Nicolas Hervé, le père de Louis, a pris la parole pour célébrer la mémoire de son fils défunts. "Je me souviens de t’avoir promis que ta vie d’adulte serait meilleure que ta vie d’enfance, mais ces cinq barbares en ont décidé autrement. Tu étais un garçon souriant, poli, bien élevé, gentil. Je suis fier d’avoir été ton père", a-t-il exprimé avec émotion. Avant de conclure : "Tu me manques terriblement. Je veux me battre pour que tu ne sois jamais oublié. Je t’aime mon fils, repose en paix, Louis."
Le père a également remercié tous ceux qui ont répondu à l'appel pour cette marche, incluant des personnes ayant parcouru des centaines de kilomètres.
Un garçon "gentil, respectueux"
Des amis de Louis, dont ceux du célèbre Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (Itep), étaient également présents. Célia, l'une de ses amies, a déclaré : "Je suis venue pour honorer la mémoire de mon petit frère de cœur. Son sourire et son rire vont nous manquer. "
"Je suis sa meilleure amie depuis cinq ans. Louis était gentil et respectueux avec tout le monde, toujours là pour les autres," a précisé Léna à BFMTV.
Cinq jeunes mis en examen et écroués
Une marche supplémentaire est prévue à Narbonne le dimanche suivant, à l'initiative de la famille maternelle de Louis. Des figures politiques du courant d'extrême droite, comme Marion Maréchal-Le Pen et Éric Zemmour, ont exprimé leur intention de participer à cet événement sur les réseaux sociaux.
Dans cette affaire, cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour "assassinat" et placés en détention provisoire.







