"C'est une mort qui aurait totalement pu être évitée." Alors que les hommages à Lyhanna se multiplient en ce moment, la cinéaste engagée dans la lutte contre les violences faites aux mineurs, Andréa Bescond, met en lumière les manquements du système. Elle exhorte une fois de plus le gouvernement à reconnaître et à agir sur les lacunes qui ont conduit à ce tragique événement.
"La responsabilité est totalement politique dans le meurtre de Lyhanna", a-t-elle affirmé sur BFMTV.
Andréa Bescond critique la stratégie politique actuelle, qui se concentre sur la mise en cause d'individus, suggérant ainsi que des sanctions pourraient être appliquées à certains acteurs judiciaires tels que la procureure d'Auch. Elle considère cela comme une tentative de se décharger de la responsabilité collective.
Elle rejette les affirmations de Gérald Darmanin où celui-ci évoque l'absence de manque de moyens dans le système judiciaire. Pour elle, "les moyens ne sont pas suffisants" et elle dénonce un système déjà largement défaillant.
"Il est temps d'entendre cette détresse"
La réalisatrice appelle ainsi la Chancellerie à prendre en compte les travaux des nombreuses associations qui œuvrent depuis des années pour une meilleure protection des enfants. Elle évoque la nécessité d'une loi intégrale, fruit d'une coalition entre associations de protection de l'enfance et activistes féministes.
"Nos dirigeants doivent saisir l'urgence et le sérieux de la situation qui découle de la mort tragique de Lyhanna", insiste-t-elle sur BFMTV.
La cinéaste, qui a récemment été impliquée dans une manifestation devant le ministère de la Justice, souligne l'importance d'affronter les dysfonctionnements de la justice française. Elle ajoute : "Cela fait des décennies que les associations tirent la sonnette d'alarme, que les travailleurs de la justice sont désespérés. Il est temps d'entendre cette détresse."
De plus, des associations font appel à la mobilisation de tous les lundis soir devant les tribunaux en France, afin de manifester pour la mise en place d'une loi intégrale sur les violences et de s'assurer que la mort de Lyhanna ne soit pas oubliée sans changement structurel significatif au sein de l'institution publique.







