Les obsèques de Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé le 4 juin, doivent se tenir ce vendredi dans la plus grande intimité à Fleurance, dans le Gers. Depuis la disparition de la jeune fille le 29 mai et la découverte de son corps, la société civile critique ouvertement le gouvernement, les institutions judiciaires et les forces de l'ordre pour leur lenteur et leurs dysfonctionnements, en particulier en ce qui concerne la voix des victimes.
Le principal suspect, Jérôme Barella, n'a jamais été interrogé malgré plusieurs signalements pour des violences sexuelles sur mineurs. En réponse à cette tragédie, le Sénat a lancé cette semaine une commission d'enquête afin d'examiner les incohérences du système judiciaire en France. Parallèlement, l'association Innocence en Danger a exigé la création d'une « commission d'enquête parlementaire » pour faire la lumière sur la gestion des affaires de criminalité sexuelle organisée durant la dernière décennie.
Jeudi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a confirmé sa confiance dans les actions du garde des Sceaux, tout en rejetant les appels à la démission de Gérald Darmanin, émis par plusieurs partis d'opposition suite aux défaillances révélées dans cette affaire. Beaucoup s'accordent à dire que les autorités doivent adopter une réponse plus efficace et rapide envers les signalements de violences sexuelles, comme l'a souligné l'expert en droit pénal, Jean-Pierre Duval, qui a déclaré à France Info que "les victimes doivent sentir que leur voix est entendue et protégée."
Les obsèques de Lyhanna touchent une nation en deuil, et l'émotion continue d'éveiller des réflexions nécessaires sur la sécurité des enfants et le fonctionnement du système judiciaire français.







