Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, a récemment adressé un message fort aux chefs d'établissement à travers la France. Il leur a demandé de sensibiliser leurs élèves sur les dangers potentiels associés aux stages en milieu professionnel qui débutent cette semaine. "Les stages de deux semaines doivent demeurer des stages d'observation uniquement," a-t-il affirmé, suite à des accidents tragiques survenus l'an dernier.
Ce rappel intervient après la perte tragique d'un élève de 15 ans dans le Gard, tué par un chariot élévateur pendant son stage. En réponse à cette tragédie, le gouvernement a lancé une mission flash pour "renforcer les conditions de sécurité" pour les stagiaires, bien que les conclusions de cette initiative n'aient pas encore été publiées. Mustafa Ozcelik, vice-président de la FCPE, a exprimé ses préoccupations : "Les parents sont inquiets. Plus de six élèves mineurs ont perdu la vie en stage ou en formation depuis 2025".
550 000 lycéens de seconde ont un stage obligatoire
Les critiques ne manquent pas. Arnaud Darthenay, père d'un lycéen décédé lors d'un stage à Saint-Lô, a souligné : "Les entreprises ne sont pas des garderies. Envoyer des enfants sans préparation sérieuse de l'Éducation nationale, c'est inacceptable". En parallèle, le député de La France Insoumise, Paul Vannier, a déposé une proposition de loi visant à supprimer ce stage controversé.
Le débat est lancé, et à l'approche de la rentrée scolaire, la sécurité des jeunes dans le milieu professionnel demeure une préoccupation essentielle pour tous les acteurs de l'éducation.







