La Bourse de Paris a connu une fin de journée délicate jeudi, reculant de 0,21 % pour clôturer à 8.313,12 points, suite à une forte dynamique des indices européens et de Wall Street, où les valeurs technologiques ont dominé. Le CAC 40, après un léger repli de 0,19 % la veille, semble souffrir de son positionnement face aux géants du secteur technologique.
Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets, note que bien que le secteur des semi-conducteurs ait enregistré une hausse significative, particulièrement après la publication des résultats de TSMC montrant une augmentation de 35 % de leur bénéfice net, le marché européen demeure mitigé. Selon lui, même si les résultats des entreprises technologiques américaines dynamisent Wall Street, l'absence de valeurs de croissance dans les indices européens explique la stagnation des marchés en Europe.
Un autre secteur qui a pesé sur le marché est celui de la défense, avec des actions comme celles de Thales chutant de 3,04 % et Dassault Aviation perdant 0,84 %. Cette baisse intervient après des déclarations de Donald Trump suggérant une désescalade du conflit en Iran, ce qui a suscité une volatilité dans les valeurs défensives, comme l’indique Alexandre Baradez, expert d'IG France.
Le luxe, un pilier de l'économie française, a également été en retard, avec LVMH et Kering respectivement en baisse de 1,91 % et 3,16 %. Les analystes pointent du doigt les dernières données économiques provenant de Chine, qui montrent une demande intérieure relativement faible, impactant ainsi les secteurs exposés à ce marché crucial. Un expert du secteur déclare : "Actuellement, il n’existe pas de dynamique forte sur la consommation en Chine, et cela se répercute directement sur les valeurs du luxe". Les défis économiques posés par la situation en Chine continuent d'inquiéter les investisseurs, selon des sources de France 24.
La Bourse de Paris, ayant montré des signes de résilience dans un contexte incertain, pourrait devoir naviguer prudemment alors qu'elle cherche à s’aligner sur les tendances globales et à attirer de nouveaux investissements, particulièrement dans un environnement de compétition accrue des valeurs technologiques.







