Mercredi, la Bourse de Paris a enregistré une belle performance, concluant sur une hausse de plus de 3% grâce à un optimisme revigoré sur les marchés globaux, alimenté par des espoirs de paix au Moyen-Orient.
L'indice phare, le CAC 40, a affiché une progression de 2,94%, soit 237,11 points, pour atteindre 8.299,42 points. Cette montée fait suite à une progression déjà positive de 1,08% le mardi précédent, où l'indice avait clôturé à 8.062,31 points.
L'ambiance optimiste est notamment aidée par les propos de Donald Trump, qui a intensifié la pression sur l'Iran en menaçant de bombarder le pays avec une « intensité bien plus forte qu'auparavant » si un accord n'était pas trouvé.
D'autre part, selon le média américain Axios, « deux responsables américains et deux autres sources dignes de confiance » auraient évoqué un « protocole d'accord d'une page » visant à mettre fin aux hostilités tout en établissant les bases de négociations nucléaires plus détaillées. Les États-Unis attendent une réponse rapide de Téhéran dans les 48 heures.
Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, a déclaré à l'AFP que « les informations sur l'éventualité proche d'un accord sont jugées comme fiables par les marchés, ce qui annule en grande partie les craintes d'escalade ». Elle souligne également la volonté des deux parties de parvenir à un compromis, même si elle rappelle que des espoirs similaires ont été exprimés dans le passé.
Cet accord potentiel pourrait inclure la levée des restrictions sur le transit dans le détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour 20 % de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, selon Axios, un point que le marché pétrolier scrute de près.
La baisse des prix du brut a particulièrement profité aux marchés européens, qui sont plus dépendants des fluctuations des prix de l'énergie.
Côté valeurs, l'ensemble du marché a profité de cette dynamique, à l'exception des titres liés à l'énergie. TotalEnergies, le géant pétrolier, figure en bas de la liste des plus performants du CAC 40. La société a vu son titre chuter de 3,22%, clôturant à 76,75 euros, conséquence directe de la baisse des prix du pétrole.







