Trois hommes ont été condamnés par la cour d'assises du Val-d’Oise pour l’assassinat de Daniel H., le compagnon de la sœur de deux d’entre eux. Les peines varient de dix à trente ans de réclusion criminelle, comme l’a rapporté Le Monde.
Les frères d’Oroba A., Wael A. et Abdul Razzak A., ont été condamnés à des peines de trente et dix ans de prison, respectivement, accompagnées d’une interdiction définitive de territoire. Nawras K., qui est un ami de la famille, a reçu une peine de vingt ans. Cela souligne la gravité de l’affaire et l’impact des traditions qui ont mené à ce drame familial.
Un crime lié aux traditions familiales
Les peines infligées correspondent aux réquisitions du parquet. Le frère de Daniel H. a exprimé son souhait de voir des condamnations plus sévères, affirmant : "Il ne sera plus jamais là, j’aurais aimé des condamnations à perpétuité." La complexité de cette affaire est accentuée par le fait que Oroba A. avait quitté son cousin, à qui elle avait été mariée de force, pour vivre avec Daniel.
Mariée contre son gré à un cousin, Oroba A. craignait d'être retrouvée par sa famille.
Les condamnés, originaires de Syrie, faisaient partie de la communauté Dom, où les mariages arrangés et autoritaires sont courants. Oroba A., âgée de 28 ans, a rencontré Daniel dans un restaurant et a témoigné lors du procès via visioconférence pour des raisons de sécurité.
Le témoignage poignant d'Oroba A.
Lors du procès, Oroba A. a décrit la scène terrible où Daniel a été abattu de plusieurs balles à Bonneuil-en-France. Elle a pu identifier son frère Wael comme l’un des assaillants. Bien que Wael ait reconnu avoir tiré, il nia l’intention de viser sa sœur, ce qui a été fortement contesté par Oroba, qui a affirmé que son père avait ordonné ce meurtre.
Les implications culturelles et familiales de cette affaire soulèvent des questions importantes sur les mariages forcés et la violence domestique en France, des points soulevés par divers experts lors des discussions médiatiques autour de ce procès.
Oroba A. a souligné le climat de peur dans lequel elle vivait : "C’est pour ça que Daniel ne me laissait jamais seule." D'autres membres de sa famille, impliqués dans le mariage forcé, sont toujours en cavale, ajoutant à la complexité de cette affaire tragique.







