Une récente étude d’opinion réalisée par Elabe montre que la compétition est particulièrement serrée au sein du centre politique pour le scrutin présidentiel de 2027. Plus d'un an avant les élections, les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Gabriel Attal, arrivent presque à égalité dans les intentions de vote.
Selon ce sondage, 40% des électeurs centriste pour les législatives de 2024 préfèrent Édouard Philippe, tandis que 42% soutiennent Gabriel Attal. Ce mouvement compétitif reflète une dynamique intéressante dans un paysage politique en constante évolution.
Notamment, Philippe jouit du soutien de 60% des sympathisants de Renaissance et de ses alliés, par rapport à 48% pour Attal, révélant ainsi un fort attachement à l'ancien maire du Havre. En termes de popularité générale, les deux hommes sont perçus comme également capables d'incarner le centre, avec chacun 23% des soutiens des Français, selon les résultats publiés par BFMTV.
Pour ajouter à la complexité de la situation, Sébastien Lecornu, le Premier ministre actuel, ne récolte que 13% des voix au sein de l'ensemble des électeurs, bien qu'il soit plus populaire parmi les sympathisants du centre (30%).
Retailleau en tête à droite
Du côté de la droite, une autre dynamique s'installe. Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), demeure en tête dans tous les sondages. Que ce soit chez les sympathisants de son parti (63%), ou dans les intentions de vote auprès des Français en général (25%), il devance facilement ses concurrents, tels que Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez.
Les sympathisants de droite expriment également leurs souhaits pour des alliances stratégiques : 37% préfèrent une collaboration avec le centre, tandis que 29% envisagent une alliance avec l’extrême droite. Dans ce contexte, une candidature réunissant le centre et la droite semble prendre de l'ampleur, avec Édouard Philippe en pole position dans les choix des sympathisants.
Ce sondage, mené les 27 et 28 janvier auprès de 1 000 personnes selon une méthode par quotas, présente une marge d'erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points. Les résultats soulignent que la lutte pour le leadership au sein du centre et à droite est loin d'être résolue.







