Le drame de Pénélope, une jeune fille qui a mis fin à ses jours à l'âge de 18 ans après avoir été exposée à des contenus toxiques sur TikTok, soulève un tollé parmi les parents. Son père, comme d'autres, appelle à une législation sévère : interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. Ce chiffre, considéré comme le minimum, est soutenu par une multitude de témoignages similaires.
De récents rapports de l'agence française de sécurité sanitaire corroborent ces inquiétudes, indiquant que plus de mille études révèlent que l'usage des réseaux sociaux est préjudiciable à la santé mentale des jeunes. « Nous avons découvert que derrière le sourire de notre fille se cachait une souffrance immense provoquée par une exposition constante à des incitations à l'automutilation et au suicide », raconte Arnaud, le père de Pénélope.
Les plateformes, surtout TikTok, sont critiquées pour leurs algorithmes qui plongent les adolescents dans une spirale de contenus négatifs. Selon un rapport de l'ONG Amnesty International, un utilisateur peut être exposé à des vidéos alarmantes en moins de 70 secondes de défilement. Les experts s'inquiètent des effets cumulés, qui, bien que non directement responsables des tragédies, aggravent souvent des situations déjà précaires chez les jeunes.
La députée Laure Miller a récemment déposé une proposition de loi visant à prohiber l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans, en réponse à cette crise croissante. De même, un rapport parlementaire demande une révision des mécanismes de modération des contenus.
La dynamique des réseaux sociaux est préoccupante. Les jeunes se retrouvent piégés dans des communautés malveillantes, où la souffrance est banalisée et glorifiée. « Les plateformes doivent être tenues responsables, et il est impératif que les députés adoptent cette loi pour protéger nos enfants », insiste Arnaud.
Alors que l'Assemblée nationale se prépare à examiner la loi, la question reste : jusqu'où vont les plateformes pour protéger les plus vulnérables ? Les parents demandent des réponses, et des experts affirment d'ores et déjà que des régulations plus strictes dans d'autres pays, comme l'Australie, pourraient servir de modèle pour la France.







