À deux mois des élections municipales, la rumeur enfle à Castres, une commune du Tarn de 42 000 habitants. Pascal Bugis, maire en place depuis 2001, pourrait finalement se représenter malgré sa déclaration de renoncer à un cinquième mandat. Ce revirement intrigant intervient alors que la compétition politique se durcit, avec jusqu'à huit listes déjà annoncées, un phénomène rarissime pour cette ville qui en avait compté seulement quatre lors des dernières municipales.
Face à ses successeurs présumés qui peinent à s'imposer, la candidature de Bugis pourrait bien s'avérer être une manœuvre stratégique. L'édile avait initialement désigné Arnaud Bousquet, un ancien bâtonnier, comme son héritier, mais celui-ci ne semble pas faire l'unanimité. De son côté, Xavier Bories, un conseiller aux finances, a également creusé son sillon en adoptant un discours plus radical et en refusant de s'allier avec Bousquet.
Selon l'avocat Bousquet, la porte reste ouverte à un « rassemblement » autour de Bugis, même si ce dernier n'a pas encore officialisé sa candidature, laissant la situation en suspens. En parallèle, d'autres candidats, comme Florian Azéma du Rassemblement national, indiquent que le climat actuel pourrait favoriser un retour de Bugis. Ils soulignent que l'éclatement de la majorité actuelle n'est pas sans conséquences sur le paysage électoral.
« Je ne serais pas surpris si Bugis décidait de se représenter », confie Guillaume Arcese, qui a déjà défié le maire en 2020. Les adversaires politiques mentionnent des « signaux » pouvant laisser entendre qu'il pourrait émerger en tant que candidat, notamment sa récente présence lors d'événements publics. Les dernières déclarations des candidats indiquent également une dynamique incertaine au sein de la majorité sortante.
Alors que le dépôt des listes fermant le 26 février s'approche, cette élection promet d'être riche en rebondissements. La gauche, avec un rassemblement autour de l'insoumise Ariane Rosenau, et d'autres groupes citoyens visent à capter l'attention des électeurs. Dans ce contexte, la réaction des Castrais face à un éventuel retour de Bugis reste un point d'interrogation. Nombre d'observateurs estiment que leur ressenti pourrait se révéler crucial pour l'issue de ce scrutin décisif.
Pour l'heure, chaque mouvement dans le paysage politique de Castres est scruté avec attention alors que la tension monte à l'approche du 15 mars prochain.







