Invité sur CNews, Robert Ménard, maire de Béziers, n’a pas mâché ses mots à l’encontre de Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise (LFI). Selon lui, son discours est non seulement problématique mais constitue un véritable affront à la France. Ménard a affirmé que Hassan « ne flirte pas avec l'antisémitisme, elle est antisémite », jugeant honteux que LFI compte une telle personnalité dans ses rangs.
Cette déclaration fait suite à une polémique suscitée par un meeting de Rima Hassan à La Courneuve, où elle a exprimé son dédain pour l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau en scandant « à bas Retailleau », en écho à ses propos anti-voile.
Les accusations d’antisémitisme sont loin d’être nouvelles pour Hassan, qui a souvent été sous le feu des critiques, notamment pour ses positions en faveur de la cause palestinienne. Ménard a ajouté que sa présence au sein de LFI est à la fois une condamnation des idées véhiculées par ce mouvement et une réalité que certains secteurs de la population jugent méprisable.
Bruno Retailleau, en réaction, a qualifié les propos de Rima Hassan de « mise à cible de ses adversaires politiques ». Il a promis de ne pas céder face à ce qu’il appelle une dérive antirépublicaine, soulignant l'importance de défendre les valeurs de la France contre le communautarisme et l'islamisme.
Les déclarations de Ménard et Retailleau ont suscité une vague de réactions dans la sphère politique française. Laurent Nunez, ancien ministre, a également réagi, condamnant ces attaques dans le contexte d’un débat démocratique enrichissant. Face à cette escalade verbale, des experts politiques s'interrogent sur l’influence croissante de ces discours sur l’opinion publique et sur la façon dont ils pourraient façonner les futures élections en France.







