Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que plus d'un million d'habitants de Kiev étaient privés d'électricité à la suite de récentes frappes russes nocturnes. Dans un contexte où les températures frôlent les -20 °C, cette situation a entraîné l'arrêt de nombreux services essentiels dans la capitale.
Les frappes ont également causé la mort de trois personnes à Zaporijjia au sud, selon des sources officielles ukrainiennes. Alors que des discussions russo-américaines se tiennent à Davos, l'émissaire russe Kirill Dmitriev a évoqué des avancées dans les pourparlers concernant le conflit en Ukraine. Pendant ce temps, Zelensky a exprimé une inquiétude croissante face à la perte d'attention internationale sur ce conflit majeur, en raison de préoccupations latérales comme la problématique américaine sur le Groenland.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapporté que 4 000 immeubles résidentiels restaient sans chauffage après des attaques aériennes sur les infrastructures énergétiques. La situation est d'autant plus critique que la centrale nucléaire de Tchernobyl a également perdu son alimentation externe. Le quotidien français Le Monde souligne que ces attaques sont perçues comme des tentatives russes de provoquer le désespoir au sein de la population ukrainienne.
« La température frôle les -20 °C et Poutine s'en sert pour briser la résistance », a déploré M. Klitschko. La Rada, le Parlement ukrainien, a également été touchée par ces interruptions de services, n’ayant ni eau, ni électricité ni chauffage. Des images rapportées par des journalistes de France 24 montrent de nombreux magasins et restaurants fermés, avec des alarmes retentissant pendant ces heures sombres.
« Imaginez ne pas pouvoir prendre de douche ni avoir de chauffage dans votre maison », a résumé Klitschko. Les lignes de défense ukrainiennes continuent de souffrir, avec une alerte aérienne résonnant à travers la ville alors que des dizaines de missiles ont été envoyés à travers le pays pendant la nuit.
Cette escalade de violence a été condamnée par les Nations Unies, qui ont qualifié ces attaques de « cruelles » et en violation des conventions de guerre. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a mis en garde contre les effets catastrophiques de ces bombardements sur des civils et des infrastructures critiques.
Dans ce climat de peur et d'incertitude, les Ukrainiens tentent de garder espoir et continuer d’affirmer leur résilience face à l’adversité. « On garde le sourire et on croit en la victoire », a déclaré Mariana Kravtchenko, une habitante de Kiev, après avoir partagé un abri avec son fils pendant les attaques. Alors que la situation s’aggrave, le besoin d’une solidarité internationale plus forte se fait sentir pour aider le pays à surmonter cette crise humanitaire sans précédent.







