Le 14 janvier 2026, l'Intercommunalité de la Vire au Noireau s'est unie à l'Agence de l'eau Seine-Normandie pour signer un ambitieux contrat de territoire. Ce partenariat, qui s'étendra de 2026 à 2030, inclut un investissement de plus de 4 millions d'euros destiné à améliorer la qualité de l'eau et restaurer les milieux naturels de la région.
Suite à un premier contrat réalisé entre 2022 et 2024, Ludovic Genet, directeur territorial à l'Agence de l'eau Seine-Normandie, souligne l'évolution du contexte environnemental. "La pression des activités humaines et le dérèglement climatique fragilisent notre territoire, surtout le bocage, qui abrite des milieux aquatiques sensibles", a-t-il déclaré. Les actions prévues visent principalement à lutter contre l'érosion et le ruissellement, en ralentissant le cycle naturel de l'eau afin d'éviter le transport des polluants vers les rivières.
Ralentir l'eau pour mieux la protéger
Le contrat mettra l'accent sur la replantation de 35 kilomètres de haies ainsi que sur la restauration de 70 kilomètres de rivières, essentielle pour le fonctionnement des zones humides. Celles-ci, véritables éponges naturelles, aident à stocker l'eau en période de surplus et à la relâcher lors des sécheresses, comme l'indique une étude de l'Institut français de l'environnement.
Réhabilitation des milieux aquatiques
Dans un effort pour améliorer la qualité des cours d'eau, le projet prévoit également un inventaire des zones humides. Les signataires mettent en avant qu'une rivière en bon état peut traiter naturellement certaines pollutions, contribuant ainsi au bien-être des populations locales.
Enfin, concernant la fragmentation des cours d'eau causée par divers ouvrages tels que des seuils et barrages, une vingtaine de ces structures ont été identifiées comme prioritaires pour des travaux d'effacement ou de réaménagement, estimant que ces changements sont cruciaux pour la circulation des espèces et des sédiments.
En somme, ce contrat représente un pas de géant vers la protection des ressources en eau dans le bocage virois, un exemple à suivre pour d'autres régions en France.







