Mohed Altrad, entrepreneur et propriétaire du club Montpellier Hérault Rugby, annonce sa candidature pour les élections municipales de mars 2026. Après une première tentative décevante en 2020, il espère cette fois convaincre les électeurs.
À l'occasion d'une rencontre réunissant 500 personnes, Altrad a officialisé sa candidature le 15 janvier 2026. Âgé de 77 ans, il entend rivaliser avec le maire sortant Michaël Delafosse, qui n'a pas encore révélé s'il se représentera. En 2020, Altrad s'était classé troisième avec 13,3 % des voix lors du premier tour et 18,1 % au second, laissant entrevoir qu'il a encore un potentiel de mobilisation.
Un combat pour Montpellier
"À une époque où beaucoup optent pour la sécurité, j'ai choisi de me battre", a déclaré le financier d'origine syrienne, citant son souhait de revitaliser la ville. Patricia Mirallès, ancienne secrétaire d'État, l'accompagne dans sa quête. Ensemble, ils promettent de créer 30 000 emplois et d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans à partir de 22 heures.
Ce programme ambitieux soulève cependant des interrogations. Selon Thierry Fabre, politologue à l'université de Montpellier, "les nouvelles propositions doivent être clairement articulées pour séduire un électorat diversifié". Les avis des experts divergent sur la capacité d’Altrad à transformer ses ambitions en réalité, notamment face à la solidité du maire sortant.
Les enjeux autour de cette compétition municipale s’intensifient, et une analyse plus large des dynamiques politiques à Montpellier pourrait s'avérer essentielle. En évoquant le protectionnisme des jeunes et l'économie locale, certains observateurs, comme le quotidien Midi Libre, estiment qu'Altrad doit s'ancrer davantage dans les préoccupations du quotidien des citoyens pour parvenir à ses fins.







