En réaction aux aspirations de Donald Trump concernant le Groenland, le Danemark a initié une mission militaire européenne pour affirmer sa souveraineté sur ce territoire arctique. Le pays a exprimé un « désaccord fondamental » avec les États-Unis, soulignant la nécessité d’une présence militaire accrue, comme rapporté par France 24.
Déjà allié traditionnel des États-Unis au sein de l'Otan, le Danemark a décidé de renforcer sa stratégie militaire face aux critiques américaines sur son engagement dans la région, ainsi qu'à la volonté répétée du président américain d'acquérir le Groenland. Dès mercredi, deux avions de transport danois ont atterri sur l'île, signalant le début de cette opération.
En outre, d'autres nations européennes, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, se sont engagées dans cette initiative en envoyant des troupes pour un exercice de reconnaissance nommé « Arctic Endurance ». Selon des sources de défense, ces contributions militaires, bien que modestes - 13 militaires pour l'Allemagne, un chacun pour le Royaume-Uni et les Pays-Bas - visent à préparer des futurs exercices militaires alliés dans l'Arctique.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé lors d'une conférence de presse que ce déploiement n'aurait « aucun impact » sur les ambitions du président Trump concernant le Groenland, pour lequel il déclare des intentions de sécurité nationale renforcée. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et la chef du gouvernement groenlandais, Vivian Motzfeldt, ont toutefois insisté sur la gravité de la situation.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déclaré qu'il existait une « volonté américaine persistante » de prendre le contrôle du Groenland. Elle a salué l’envoi de forces européennes pour des exercices communs, ajoutant qu'il était essentiel de renforcer la sécurité dans l'Arctique, un point également soutenu par des experts de la défense.
Parallèlement, les relations entre le Danemark et les États-Unis se compliquent, alors même que le président Trump affirmerait être en bons termes avec Copenhague. Des analystes suggèrent que cette tension pourrait être exacerbée par des intérêts chinois et russes croissants dans la région. Les inquiétudes de Moscou ont été publiquement exprimées par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, qui a qualifié l’envoi de troupes d’« provocation ».
À Nuuk, la capitale groenlandaise, les habitants ressentent un mélange de crainte et d'espoir face à cette situation instable. Vera Stidsen, une enseignante de 51 ans, a exprimé sa préoccupation, espérant que son pays puisse continuer à vivre sans dérangement.
Alors que le Danemark se prépare à répondre aux provocations potentielles dans cette zone stratégique, un plan visant à établir une présence militaire plus permanente d'ici 2026 est en cours d'élaboration. Pendant ce temps, le président français a également affirmé la nécessité pour l'Europe de défendre ses intérêts face à toute menace sur sa souveraineté.
La lutte pour l'avenir du Groenland est loin d'être terminée, et les répercussions de cette tension géopolitique auront un impact durable sur la région.







