Le Salon international de l'agriculture (SIA) fait face à une tempête. La Confédération paysanne de l'Ariège a annoncé ce mardi 13 janvier son intention de boycotter l'événement, une décision motivée par les répercussions d'une épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a sévèrement affecté des éleveurs de la région. Cette maladie a conduit à l'abattage de plusieurs troupeaux, ce qui a laissé les agriculteurs dans un état de choc.
Dans un communiqué, le syndicat déclare : "Nous resterons chez nous, le cœur n'y est vraiment pas !" Ils exhortent également les élus locaux et les représentants de la filière agricole en Ariège, prévus au SIA 2026, à ne pas faire le voyage à Paris du 21 février au 1er mars. "Après le traumatisme que nous avons subi avec trois troupeaux abattus," insistait le syndicat.
Cette mesure s'inscrit dans un contexte plus large de frustration, alors que la Confédération paysanne, ainsi que d'autres organisations comme la Coordination rurale, expriment depuis des semaines leur mécontentement vis-à-vis de la réponse du gouvernement face à la DNC. Ils se plaignent du manque de soutien et de reconnaissance de leur situation. "L'État demeure sourd à notre souffrance, ainsi qu'à nos propositions d'abattage partiel," a-t-on pu lire dans leurs déclarations.
Au lieu de gravir les marches du salon à Paris, la Confédération choisit d'innover en organisant "un salon à la ferme inédit", invitant les Ariégeois à venir découvrir les fermes locales des éleveurs en février. Ce choix témoigne d'une volonté de rester ancrés dans leur milieu tout en continuant de sensibiliser la population aux enjeux agricoles.
À noter que le SIA a récemment annoncé qu'aucun bovin ne sera présent lors de l'édition 2026, à cause de cette crise sanitaire. Selon les dernières données des autorités sanitaires, 117 foyers de DNC ont été recensés depuis l'apparition de la maladie en France, affectant une multitude de départements, dont l'Ariège.
Pour renforcer leur message, la Confédération paysanne appelle à la solidarité entre agriculteurs, citant les propos d'un éleveur local : "Nous devons nous unir face à cette crise ; notre avenir en dépend."







