Deux anciennes employées de Julio Iglesias, le célèbre crooner espagnol, ont récemment déposé une plainte en Espagne, alléguant des actes d'agression sexuelle et de viol survenus en 2021. Les accusations, révélées dans une enquête publiée le 13 janvier, plongent l'artiste de 82 ans dans une controverse sans précédent.
Les deux plaignantes, identifiées sous les pseudonymes "Rebeca" et "Laura", ont relaté des expériences traumatisantes survenues dans la résidence privée du chanteur aux Bahamas et en République dominicaine. Dans son témoignage, Rebeca, alors âgée de 22 ans, a déclaré : "Je me sentais comme un objet, comme une esclave au XXIe siècle". Laura, qui avait 28 ans à l'époque, a également évoqué des comportements déplacés de la part du chanteur.
D'après une enquête menée par Univision et le quotidien espagnol elDiario.es, Julio Iglesias n'a pour l'instant pas répondu aux nombreuses sollicitations des médias. Les allégations, si elles se révèlent fondées, pourraient avoir des conséquences dévastatrices sur sa carrière, qui a été jalonnée de succès depuis les années 1970.
Les déclarations des plaignantes ont rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux. La ministre de l'Égalité, Ana Redondo, a plaidé pour une enquête exhaustive sur cette affaire. La vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, a qualifié les témoignages de "glaçants" et a évoqué une situation qui s'apparente à de l'esclavage.
Ce scandale exemplifie la réalité des abus de pouvoir dans des secteurs tels que l'industrie musicale, où des voix se lèvent de plus en plus pour dénoncer ces comportements. Les experts en droit, comme Maître Michelle Porche, soulignent l'importance de ces témoignages : "Il nous appartient de garantir un environnement sécurisé et respectueux dans tous les domaines de la vie professionnelle. La voix des victimes doit être entendue et prise en compte".







